L’ONU sort le seau d’eau froide sur l’IA

T’as vu les gros titres ? L’ONU a sorti un rapport qui fait l’effet d’une douche glacée sur le petit monde de l’IA. Selon leurs calculs, les data centers ont déjà pompé 45 000 milliards de litres d’eau l’an dernier. Pour donner une idée, ça dépasse les besoins en eau potable de 600 millions de personnes en Afrique subsaharienne. La suite pique encore plus : d’ici 2030, ce chiffre pourrait doubler. Oui, doubler. Et tout ça à cause de notre petite addiction aux tokens.

Côté électricité, c’est pas mieux : 448 TWh bouffés l’année dernière, soit plus que la consommation totale de l’Arabie saoudite. L’IA représente un cinquième de cette facture, et comme les modèles deviennent moins chers, on risque d’en utiliser encore plus. Le rapport le dit clairement : les gains d’efficacité seront bouffés par l’augmentation des usages. Un classique de l’effet rebond.

Alors oui, les GAFAM nous promettent des data centers « verts » et des refroidissements innovants. Mais quand on voit les courbes, on se dit qu’on est en train de jouer avec le feu. Ou plutôt avec l’eau. Celle qui manque déjà à des millions de gens.

On va pas se mentir, cet article sent un peu le réchauffé pour nos lecteurs les plus assidus : on vous en parlait déjà y’a deux jours avec Google qui parie sur l’eau pour sauver l’image de ses datacenters. Mais le rapport de l’ONU donne une dimension globale à ce qu’on pressentait : le problème n’est pas près de disparaître. Et c’est pas avec des communiqués greenwashing qu’on va hydrater la planète.

Quand tu demandes à un LLM de te pondre un poème sur les pingouins, souviens-toi : chaque requête, c’est un peu d’eau qui s’évapore quelque part. Et contrairement à ce que pourrait penser un certain Sam Altman, l’eau, ça ne se lève pas à coups de billions de dollars.

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