SpaceX n’est pas juste une boîte qui met des satellites en orbite. Le nouveau business de la firme d’Elon Musk, c’est la location de puissance de calcul à Google, et pas pour des clopinettes : 920 millions de dollars par mois, soit 30 milliards sur les 27 mois du contrat, selon des documents déposés auprès de la SEC.
Concrètement, Google va louer l’accès à environ 110 000 puces Nvidia (vraisemblablement des H100 ou B200) installées dans des data centers gérés par SpaceX. De quoi alimenter sa plateforme Gemini Enterprise, qui consomme du compute comme un ogre. Le fait qu’un des plus gros clouds du monde doive louer de la capacité en externe, c’est le signe que l’infrastructure IA est devenue le nouveau pétrole : tout le monde en veut, personne n’en a assez.
Bien sûr, ce deal est aussi un joli coup de com’ juste avant l’IPO record de SpaceX. Faire croire que ta fusée fait tourner les algorithmes de Google, ça claque. Mais en vrai, c’est surtout la preuve que Musk aime jouer au milieu de la table : il vend des lancements à la NASA, des satellites à l’armée, des puces à Google, et accessoirement des tweets débiles. Le tout avec un timing parfait pour faire monter la valorisation.
Reste à savoir si ce genre de contrat géant n’est pas une bulle en puissance. Parce que si la demande de compute s’effondre (genre si l’IA générative se casse la gueule ou si un concurrent sort une puce 10 fois plus efficace), ces 30 milliards pourraient peser lourd dans les comptes de SpaceX. Mais en attendant, c’est un signal clair : l’infrastructure IA est devenue une classe d’actifs en soi, et les géants sont prêts à payer n’importe quel prix pour ne pas se faire distancer.
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