Liz Kendall dégaine 1,1 milliard de livres pour faire de l’IA la nouvelle religion britannique

Alors que le soleil se levait sur Londres ce lundi, Liz Kendall, la Secrétaire d’État à la Science, à l’Innovation et à la Technologie, a décidé de mettre le paquet. Pas de petites annonces timides : 1,1 milliard de livres qui tombent dans le pot de l’IA britannique, avec un objectif clair : faire du Royaume-Uni le pays du G7 qui adopte l’IA le plus vite.

Plus de 200 millions directs pour les entreprises
Le gouvernement débloque plus de 200 millions de livres en soutien direct pour aider les boîtes britanniques à intégrer l’IA dans leurs rouages. L’idée ? Éviter que la révolution numérique ne profite qu’aux géants de la Silicon Valley et des Big Tech asiatiques. Kendall veut des PME qui brûlent les étapes, des startups qui scalent sans se prendre les pieds dans le tapis réglementaire.

Un milliard pour les infrastructures
Mais le vrai morceau, c’est le milliard de livres annoncé par Sifted pour l’infrastructure. Les datacenters, les réseaux, le compute – tout ce qui fait tourner la bête. Sans ça, pas d’adoption massive, juste des belles promesses et des PowerPoints.

Le grand pari des compétences
Kendall ne parle pas que de fric. Elle promet des partenariats avec les tech companies, les syndicats et les leaders industriels pour former les travailleurs. « Equip workers with AI skills », qu’elle dit. Traduction : on va vous apprendre à ne pas vous faire remplacer par un chatbot.

Mais est-ce que ça suffira ?
On peut se demander si ça suffit parce que 1,1 milliard, c’est beaucoup, mais c’est peanuts comparé aux investissements des GAFAM. Et puis, le vrai défi, c’est pas l’argent, c’est la confiance. Les travailleurs britanniques ont encore en mémoire les vagues de délocalisations et d’automatisation des années 2010. Le discours rassurant de Kendall passera-t-il ?

La patate chaude de l’emploi
Personne n’a de boule de cristal, mais ce qui est clair : l’IA va détruire des jobs. Le gouvernement le sait, mais il mise sur la création de nouveaux postes, plus qualifiés. Si ça marche, le Royaume-Uni devient un modèle. Si ça foire, on aura juste accéléré la casse sociale.

En attendant, le chèque est signé. Reste à voir si les entreprises et les travailleurs seront au rendez-vous. Comme dirait l’autre : « L’enfer est pavé de bonnes intentions… et de datacenters. »


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