Les procureurs généraux des États mettent leur nez dans les affaires d’OpenAI

C’est un mauvais timing, même pour une entreprise qui a fait du mauvais timing une marque de fabrique.

Alors qu’OpenAI vient à peine de déposer son S-1 pour une IPO très attendue, les procureurs généraux de plusieurs États débarquent avec une enquête sous le bras. TechCrunch a révélé l’info ce samedi : une coalition d’États — on ne sait pas encore lesquels — a ouvert une investigation sur les pratiques de la boîte. Et le champ est large : ça va des politiques publicitaires à la gestion des données de santé.

Fortune confirme l’info et ajoute que ça pue le pipeau régulateur à plein nez. L’enquête porterait sur les « préjudices potentiels pour les consommateurs », ce qui est une façon élégante de dire « on veut savoir si vous mettez le feu à la maison avant d’avoir signé le bail ».

OpenAI a répondu avec la formule magique qu’on sort à chaque fois qu’on est pris la main dans le sac : « L’IA est une technologie nouvelle et puissante, et nous travaillons chaque jour pour apporter ses bénéfices aux gens de manière responsable. » Traduction : on va sortir le carnet de chèques et les costumes-cravates.

Ce qui est cocasse, c’est le timing. OpenAI court après des levées de fonds et une valorisation à 300 milliards, et voilà que des procureurs lui rappellent que les patients ne sont pas des tokens, et que la santé des gens, ce n’est pas un dataset comme un autre. Mais bon, quand t’as un business model qui consiste à aspirer tout le web pour recracher des trucs, t’es forcément un peu vulnérable sur la conformité.

La question, maintenant : est-ce que cette enquête va refroidir les investisseurs de l’IPO ? Parce qu’entre les problèmes de safety, les procès en droit d’auteur, et maintenant des procureurs généraux qui reniflent dans les coins, le passif commence à peser lourd.

En attendant, OpenAI continue de vendre du rêve. Ou au moins, des tokens pas chers.


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