Le S-1 d'Anthropic vend des actions à un public qui ne pourra élire ni le conseil, ni le trust censé protéger la mission, ni renverser les fondateurs avant dix ans.
Anthropic dépose un S-1 de 335 pages, 93 pages de risques existentiels et 80 milliards de pertes comptables, pour aller chercher jusqu'à 100 milliards en Bourse.
OpenAI pitchait 1 400 milliards il y a un mois, signe aujourd'hui à 1 250 : le rabais reste un record, mais il dit quelque chose sur la négociation en cours.
Anthropic s'apprête à empiler 45 milliards de plus chez Nscale pour un deuxième bâtiment dont le premier n'est toujours pas financé, ni permis, ni raccordé.
Le Financial Times constate que le temps presse pour l'IPO d'Anthropic et organise deux jours plus tard un débat sur l'événement qui n'a pas encore eu lieu.
Un fonds logé dans une entité que l'entreprise possède elle-même, une gouvernance annoncée « dans les prochains mois » et une IPO qui frappe à la porte en novembre.
Anthropic a reçu ses investisseurs avec 16,8 milliards de dollars de recettes, une rentabilité « ajustée » et une fin du monde discrètement rangée sous le tapis.
OpenAI est passé de 70 à 50 milliards de revenus annualisés, et c'est le mot « annualisé » qui a fait plier Nvidia, Oracle et le Nasdaq.