T’as postulé à 150 offres cette semaine, pas de réponse, et soudain un recruteur super sympa te propose le job de tes rêves sur WhatsApp. Félicitations, t’es peut-être en train de te faire plumer par un algorithme.
Fortune balance une stats qui fait froid dans le dos : quasi toutes les arnaques à l’emploi utilisent désormais l’IA pour traquer leurs cibles. Fini les mails avec des fautes d’orthographe et des promesses de salaire à 6 chiffres sans entretien. Maintenant, les bots analysent ton CV, reproduisent le ton du recruteur précédent, et te balancent une offre tellement personnalisée que même ton meilleur pote y croirait. Encore plus grave, les faux sites d’entreprise sont générés en 30 secondes par un LLM, avec des témoignages de faux employés crédibles. Les Américains perdent des millions, et n’importe qui peut tomber dedans.
Pourtant, il y a un twist. Pendant que les escrocs exploitent l’IA, le Prix Nobel Robert Shiller sort sa boule de cristal et dit : « Les peurs autour de l’IA et de l’emploi pourraient devenir une prophétie autoréalisatrice. » Traduction : plus on flippe que l’IA nous pique notre job, plus on est vulnérables aux arnaques – et plus on risque de prendre des décisions irrationnelles, genre refuser un job correct parce qu’on croit que le marché va s’effondrer. Les entreprises, voyant qu’on se méfie de tout, en profitent peut-être pour vraiment automatiser à tout-va. Un cercle vicieux bien gras.
Alors oui, Shiller tempère : faut pas non plus virer doomiste. Mais le timing est savoureux : on nous vend l’IA comme le sauveur de la productivité. Pourtant, elle sert déjà à nous dépouiller. Et les mêmes économistes qui nous rassurent sur l’emploi voient des signaux de panique qui pourraient tout faire dérailler. Bref, l’IA est devenue un couteau suisse du foutoir : aussi utile pour créer des jobs que pour les piquer et arnaquer ceux qui les cherchent.
Moralité : si un recruteur te propose un salaire mirobolant sur Telegram, demande-lui son opinion sur l’effet Shiller. S’il te répond par un lien vers une offre d’emploi, raccroche.
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