BlaBlaCar met le pied au plancher de l’IA pour coloniser 20 pays en mode accéléré

Pendant plus d’une décennie, BlaBlaCar s’est développée avec une discipline presque inhabituelle dans l’univers des plateformes numériques. Là où d’autres multipliaient les lancements internationaux à marche forcée, l’entreprise française privilégiait quelques marchés, y construisait une masse critique, puis attendait parfois plusieurs années avant de commencer à les monétiser.

Cette stratégie patiente lui a permis d’installer un modèle robuste, mais visiblement le temps presse. Aujourd’hui, BlaBlaCar annonce s’appuyer sur l’intelligence artificielle pour se lancer dans 20 nouveaux pays. 20. D’un coup. Comme si l’IA était le carburant miracle qui transforme un conducteur tranquille en pilote de rallye.

Concrètement, on peut imaginer que l’IA sert à automatiser la traduction des interfaces, la modération des annonces, l’optimisation des trajets ou encore la détection des arnaques, tout ce qui nécessitait avant des équipes locales et des mois de déploiement. Mais ne nous méprenons pas : derrière ce joli coup de com’, il y a surtout une volonté de revalorisation. BlaBlaCar veut montrer aux investisseurs qu’elle a les reins solides pour scaler sans exploser ses coûts.

La question qui tue est de savoir si l’IA va vraiment remplacer la confiance humaine qui fait le cœur du covoiturage. Parce que BlaBlaCar, c’est avant tout un réseau de gens qui acceptent de monter dans une voiture avec un inconnu. L’algorithme peut bien optimiser les correspondances, il ne remplacera jamais le petit regard gêné du passager qui ne sait pas par où commencer la conversation.

Mais bon, si ça permet à Nicolas Brusson de lever un peu plus de cash, on ne va pas cracher sur le progrès. Juste espérer que l’IA ne se contente pas de faire du yaourt sur les datas de trafic pour justifier un nouveau tour de table.


Sources :

Categories

Comments are closed

Latest Comments

Aucun commentaire à afficher.