Xiaohongshu, le TikTok des hipsters chinois, s’est dit qu’éditer des vidéos, c’était trop chiant. Alors ils ont pondu OpenStoryline, un outil où tu parles à ton écran comme à un pote un peu con, et hop, ta vidéo est prête. « Conversational editing », ils appellent ça. En gros, tu lui dis « coupe cette séquence où je cligne des yeux comme un débile » ou « ajoute une musique qui claque », et l’IA s’exécute. Le rêve pour les créateurs de contenu qui ont la flemme d’apprendre Premiere Pro.
Ah, le petit mot magique qui fait rêver les développeurs et les journalistes tech. « Open source » comme un bonbon qu’on te tend pour que tu sois sage. Sauf qu’à ce stade, c’est juste une mention en passant, pas une promesse ferme. On est en mode « peut-être, un jour, si on a le temps ». La stratégie classique : tu annonces un produit, tu mets un zeste d’open source dans le communiqué, et tu récoltes les likes des puristes sans t’engager à rien.
Xiaohongshu, pour ceux qui débarquent, c’est le réseau social où tu postes tes photos de brunch, tes conseils mode et tes vidéos de voyage bien léchées. Un écosystème de short videos à la TikTok, mais avec une vibe plus « lifestyle ». OpenStoryline, c’est leur tentative de verrouiller cet écosystème : si tu peux créer du contenu facilement directement sur leur plateforme, pourquoi irais-tu ailleurs ? C’est du lock-in pur et simple, déguisé en innovation sympa.
Le truc marrant, c’est que les deux articles d’AIBase titrent comme si c’était la révolution du siècle. « New Storm in Video Editing! », « Chat and Edit Videos! ». Un peu de calme, les gars. On parle d’un outil en test, pas d’une IA qui va remplacer tous les monteurs de Hollywood. La fonctionnalité de base — éditer en parlant — existe déjà dans d’autres produits, comme certains assistants IA intégrés à des logiciels de montage. L’innovation, si elle existe, sera dans l’exécution : est-ce que ça marche vraiment sans planter ? Est-ce que l’IA comprend ton « fais un truc qui déchire » sans te sortir un effet de transition des années 2000 ?
Et puis, cette histoire d’open source… Tu sens le bullshit à des kilomètres. Xiaohongshu, c’est une boîte qui veut garder ses utilisateurs captifs, pas libérer le code pour faire plaisir à la communauté. Si ils open sourcent un jour, ce sera probablement une version light, bridée, avec des conditions d’utilisation dignes d’un roman. Du Meta-like open-washing, en somme. « Regardez, on est les gentils, on partage ! » Sauf que dans les faits, tu auras toujours besoin de leur plateforme pour que ça tourne à fond.
OpenStoryline pourrait changer la donne pour les créateurs sur Xiaohongshu, en fluidifiant la production de contenu, surtout pour ceux qui ne sont pas des pros du montage. Mais de là à déclencher une « tempête » dans l’édition vidéo… Faut pas pousser. Le vrai enjeu, c’est la guerre des plateformes : TikTok, Instagram, YouTube, et maintenant Xiaohongshu qui veulent tous te garder dans leur jardin. L’IA n’est qu’un outil de plus dans cette bataille.
En attendant, on va suivre les tests. Et si Xiaohongshu tient sa promesse d’open source un jour, on en reparlera. Mais d’ici là, gardez un œil critique. Parce qu’un outil qui édite des vidéos à la voix, c’est cool. Un vendeur de rêve qui te promet la lune, c’est moins fun.
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