Anthropic, la boîte qui te dit de ralentir tout en appuyant sur l’accélérateur, vient de s’approcher d’un tour de table à 20 milliards de dollars. Oui, c’est bien ça. Cinq mois après avoir levé 13 milliards, Dario Amodei et sa bande reviennent à la table des investisseurs avec la même rengaine : « La compétition est intense, le compute coûte un bras, faut qu’on accélère. » Ils ont fait de la dissonance cognitive un art. Publier des essais sur les risques existentiels tout en levant des fortunes pour y participer, c’est le nouveau sport des labs frontier. Mais bon, quand t’as une valorisation qui frôle les 350 milliards, faut bien alimenter la machine.
Pendant ce temps, Databricks annonce avoir dépassé un revenu annuel de 5,4 milliards avec une croissance de plus de 65% sur un an, et elle empoche plus de 7 milliards de financement supplémentaire, dont 5 milliards en equity à une valorisation de 134 milliards. Leur pitch ? Accélérer leur plateforme de données et d’infrastructure agentique. Traduction : tout le monde veut des agents IA qui agissent plutôt que de juste causer, et Databricks veut être le tuyau par où passent les données. C’est moins sexy que les annonces apocalyptiques d’Anthropic, mais au moins, c’est concret. Ils vendent des outils, pas des promesses de sauver l’humanité. Et avec 7 milliards en poche, ils ont de quoi construire des trucs qui marchent, pas juste écrire des papiers académiques.
Dans un coin plus modeste, Synthpop lève 15 millions de série A pour « rendre la santé plus humaine » avec de l’automatisation agentique. Leur narrative ? Éliminer les goulots d’étranglement administratifs dans les opérations des payeurs, prestataires et patients. C’est mignon, ça fait bien dans un communiqué de presse, et ça tape dans la tendance « IA pour le bien social ». Mais soyons honnêtes : 15 millions, c’est des clopinettes à côté des levées de géants. Le risque, c’est qu’ils finissent par pivoter en B2B après avoir découvert que transformer la santé, c’est un peu plus compliqué que de fine-tuner un modèle sur des données protégées. Pour l’instant, ils jouent les gentils, mais garde un œil sur leur roadmap.
Alors, qui gagne dans cette course à l’argent ? Anthropic continue son cirque safety-washing, Databricks mise sur l’infrastructure solide, et Synthpop sur le storytelling humaniste. Le pattern est toujours le même : lever des fonds, accélérer, et espérer que les résultats suivent. Mais au moins, Databricks a des revenus réels. Les autres ? On verra bien. En attendant, un bullshit-detector devrait sonner pour Anthropic, tandis que Databricks mérite peut-être un peu de crédit pour ne pas vendre du vent.
Mais est-ce que tout cet argent va vraiment changer quelque chose, ou est-ce juste une bulle de plus ?
Sources :
Comments are closed