Meta bloque WhatsApp aux chatbots rivaux, l’UE menace de cogner

Alors que la bataille des assistants IA fait rage, Meta vient de se prendre un avertissement de l’UE en pleine tronche. Depuis janvier, la firme de Zuckerberg a modifié les conditions d’utilisation de WhatsApp Business pour, selon la Commission européenne, bloquer « effectivement » l’accès des chatbots concurrents à sa plateforme de messagerie. Traduction : si t’es une boîte qui veut utiliser un assistant IA pas fabriqué par Meta pour gérer tes clients sur WhatsApp, t’es dans la merde.

La Commission parle de « possible violation des règles antitrust » et envisage carrément des « mesures provisoires » pour forcer Meta à rouvrir les vannes. Pas de blabla, juste une menace directe : rouvre l’accès, ou on te force la main. C’est du lourd.

Meta, bien sûr, se défend en disant que c’est pour la « sécurité et la confidentialité des utilisateurs ». Le classique. Sauf qu’avec leur historique sur la protection des données, on peut douter de la sincérité. C’est surtout une manœuvre pour verrouiller le marché des assistants IA dans la messagerie. WhatsApp, c’est 2 milliards d’utilisateurs, un terrain de jeu énorme pour les IA conversationnelles. Si Meta garde la clé, ils contrôlent qui parle à qui, et surtout qui paie pour ça.

L’UE, elle, ne rigole pas. Après le Digital Markets Act (DMA) et ses règles strictes contre les pratiques abusives des géants tech, elle montre les muscles. Le message est clair : si tu es une « gatekeeper », tu dois laisser la concurrence jouer. Meta, classé comme tel, est dans le collimateur.

C’est une nouvelle étape dans la guerre des assistants IA. OpenAI, Google, Anthropic, et des dizaines de startups se battent pour intégrer leurs bots partout. Meta, avec ses propres modèles (comme Llama), veut garder son pré carré. Sauf que l’UE vient de rappeler que le pré, c’est peut-être un peu trop grand.

À suivre : Meta va-t-elle céder ou risquer une amende monumentale ? Et les autres plateformes (comme iMessage ou Telegram) vont-elles subir le même sort ? L’UE n’a pas fini de jouer les sheriffs.


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