Jeff Bezos, le type qui a transformé la vente de bouquins en empire planétaire et qui se balade aujourd’hui dans l’espace pour le fun, vient de sortir une prédiction qui va faire grincer des dents. Selon lui, l’IA ne va pas foutre tout le monde au chômage, mais au contraire créer une pénurie de main-d’œuvre. Ouais, t’as bien lu.
Dans une interview accordée à la BBC et à Fortune, le fondateur d’Amazon défend la thèse que l’IA va tellement transformer l’économie qu’on va manquer de bras, pas en avoir trop. « L’IA va créer une pénurie de main-d’œuvre, pas un scénario apocalyptique », balance-t-il, tranquille comme un mec qui peut se permettre de dire n’importe quoi vu que sa fusée vient de passer la ligne de Kármán.
Le tout servi avec la sortie de Prometheus, sa startup à 41 milliards de dollars qui promet de « réingénier le monde physique ». Parce que oui, quand t’annonces un truc aussi contre-intuitif, t’as intérêt à avoir un projet concret derrière. Prometheus, c’est son bébé pour robotiser l’industrie, la logistique, et tout ce qui peut l’être. Et Bezos de prédire que les humains vont se recycler dans des jobs plus créatifs, plus stratégiques, pendant que les machines feront le sale boulot.
Bon, on va pas se mentir : c’est pratique d’annoncer la pénurie de main-d’œuvre quand t’as justement la boîte qui va fournir les robots pour combler le trou. Mais Bezos ne dit pas complètement n’importe quoi : historiquement, les révolutions technologiques ont détruit des métiers, mais en ont créé encore plus. Le problème, c’est la transition. Et Bezos, dans son discours, zappe un peu les millions de gens qui vont se retrouver sur le carreau avant de se réinventer.
Ce qui est marrant, c’est de voir Bezos, le parangon du capitalisme de plateforme, nous faire un numéro de magicien : « Regardez, l’IA va créer des emplois ! » Pendant que ses propres entrepôts robotisés continuent de réduire la voilure côté humains. Mais bon, c’est peut-être vrai à long terme. En attendant, si t’es caissier, conducteur de camion ou assistant juridique, tu devrais peut-être commencer à apprendre à réparer les robots qui vont te remplacer. Parce que la pénurie de main-d’œuvre, c’est pour les autres.
Bref, Bezos voit un avenir où on manque de monde pour bosser, et il a les poches pleines pour construire ce futur. Croire que c’est une bonne nouvelle ou pas, c’est ton choix. Mais si t’as une pelle, c’est peut-être le moment de la vendre avant que les robots la rendent obsolète.
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