Tu te souviens de l’époque où la France faisait les yeux doux à Palantir, le géant américain de la data ? On t’en avait parlé y a six mois, quand le contrat avait été reconduit. Les cartes viennent d’être rebattues. Sébastien Lecornu a sorti le carnet de chèques et le plan de bataille, tout en un seul communiqué.
655 millions d’euros supplémentaires pour l’IA, annoncés ce matin. De quoi faire pâlir Mistral et sa dernière levée. Mais l’info qui tue, c’est le divorce avec Palantir. La DGSI, nos barbouzes du renseignement intérieur, vire le logiciel américain pour adopter ChapsVision, une solution française. Un changement de cap qui sent le souverainisme numérique à plein nez.
Lecornu n’a pas fait les choses à moitié : non seulement il coupe les ponts avec l’oncle Sam, mais il dégaine aussi un programme IA pour les agents publics. Parce que former les fonctionnaires à l’IA, c’est bien. Mais le faire avec des outils français, c’est mieux. Le message est clair : la France veut son autonomie stratégique, et elle est prête à mettre le prix.
655 millions, c’est peut-être un peu juste pour exister face aux milliards de Washington et Pékin. Mais c’est le signe que Paris a compris le game : l’IA ne se pilote pas depuis l’étranger, surtout quand il s’agit de la sécurité nationale. ChapsVision va devoir prouver qu’il a les épaules, mais en attendant, Palantir peut aller pleurer dans son IPO.
Reste à savoir si c’est une bonne pioche ou un coup d’épée dans l’eau. Si la France tient le cap, elle pourrait bien devenir un pôle de souveraineté IA en Europe. Mais on connaît la musique : entre les annonces et les résultats, le chemin est souvent parsemé de bugs. À suivre.
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