Rappelle-toi de l’époque où on disait qu’OpenAI était une start-up comme les autres… Les comptes audités viennent de tomber, et le tableau est aussi sombre qu’un datacenter en panne : 34 milliards de dollars de dépenses sur le dernier exercice. Oui, tu as bien lu. 34 milliards. Avec un B.
C’est plus que le PIB de l’Islande, et probablement plus que ce que tu dépenses en abonnements Netflix sur plusieurs vies. Sur cette somme, 19 milliards sont partis en R&D — de la chair à modèle, des clusters GPU qui chauffent comme des centrales nucléaires, et des salaires pour les meilleurs cerveaux de la planète. Les coûts opérationnels, ventes et marketing, engloutissent 6 milliards supplémentaires. Le reste ? Des infrastructures, du cloud, des loyers pour des bureaux qui ressemblent à des vaisseaux spatiaux.
Mais le plus intéressant, c’est la suite. Malgré ces chiffres dignes d’un budget de guerre, OpenAI avance vers son IPO. Et les marchés, ces grands optimistes, lui promettent une valorisation post-cotation qui pourrait dépasser les 1 000 milliards de dollars.
« Mais Mogwai, c’est pas un peu risqué d’introduire en Bourse une boîte qui brûle 34 milliards par an ? » Certains diront que c’est risqué. Pourtant, le capital continue d’affluer pour soutenir les opérations et l’itération technologique. Autrement dit, les investisseurs parient sur le potentiel plutôt que sur les comptes. Autant mettre tout son argent sur un cheval qui a déjà perdu trois courses, mais qui a un pedigree de ouf.
Le timing est intéressant. OpenAI a besoin de cette IPO pour lever des fonds frais et continuer à nourrir la machine. Sans ça, les 34 milliards de l’an dernier risquent de n’être qu’un apéritif. L’avenir nous dira si ce pari fou est un chef-d’œuvre de stratégie ou le plus gros gâchis depuis le dot-com. Je te conseille de garder un œil sur ces audits — ils pourraient bien être le prélude à un feuilleton plus captivant qu’une série Netflix.
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