Ah, l’été. La chaleur, les glaces, les barbecues… et les introductions en Bourse à plusieurs milliards. SpaceX, OpenAI et Anthropic ont décidé de transformer ce mois de juin en festival financier, avec des IPO qui vont inonder le marché de liquidités et faire de leurs employés des millionnaires en tongs.
Le grand chassé-croisé des IPO
On connaissait le FAANG (Facebook, Apple, Amazon, Netflix, Google). Place au MANGOS : Meta (ou Microsoft, selon qui cause), Anthropic, Nvidia, Google, OpenAI et SpaceX. La moitié de ce beau monde débarque en Bourse à peu près en même temps, et c’est un test d’endurance pour les investisseurs, les valorisations et les nerfs de tout le monde.
SpaceX a déjà ouvert le bal avec une valorisation de 1,77 trillion de dollars, faisant de son patron, Elon Musk, le premier trillionaire de l’histoire. Les petits porteurs aussi ont eu leur part : certains ont transformé quelques dollars en millions. Pas mal pour ceux qui ont cru au rêve martien avant tout le monde. Melinda French Gates leur a même donné un conseil piqué au vif : « Donnez la moitié de votre argent. » Sympa, Melinda, mais laisse-les d’abord encaisser, non ?
OpenAI et Anthropic ne sont pas en reste. Les deux boîtes, qui se battent à coups de modèles de langage et de levées de fonds records, veulent aussi leur part du gâteau public. Sauf que là, ça soulève une question qui fâche : est-ce que les IPO vont les rendre plus responsables ? Parce qu’en ce moment, ces entreprises sont des boîtes noires opaques, pilotées par des fondateurs qui parlent de « sécurité » et de « bénéfices pour l’humanité » tout en empilant les milliards.
L’argent frais contre la transparence ?
Les IPO, c’est censé être le grand ménage : publication des comptes, reporting réguliers, contraintes réglementaires. Mais dans les faits, les structures de gouvernance d’OpenAI sont déjà un casse-tête juridique, SpaceX est une extension de la volonté d’un seul homme, et Anthropic essaie de maintenir sa façade « safety-first » pendant qu’elle emprunte 35 milliards. Le passage en Bourse pourrait forcer un peu de lumière, ou au contraire leur donner les moyens de continuer à faire ce qu’elles veulent en étant juste un peu plus politiquement correctes.
Un commentateur le résumait bien : les IPO n’auront pas le choix si elles veulent garder la confiance des investisseurs. Mais entre la promesse et la réalité, il y a souvent un gouffre.
En attendant, les salariés d’OpenAI et d’Anthropic commencent à regarder leur stock-options avec des yeux de merlan frit, et les banques d’investissement se frottent les mains. Dans quelques mois, on saura si ces IPO sont le début d’un âge d’or ou simplement le pic de la hype avant que la réalité ne rattrape les valorisations.
Moi, je prends les paris.
Sources :
Comments are closed