C’est officiel : l’apocalypse va être bien financée. OpenAI annonce ce matin une levée de fonds de 110 milliards de dollars, portant sa valorisation à 730 milliards avant injection. Amazon met 50 milliards sur la table, Nvidia et SoftBank 30 milliards chacun. La plus grosse levée privée de l’histoire, pour un startup qui perd déjà de l’argent à un rythme qui ferait pleurer un hedge fund en faillite.
Le timing est impeccable. Selon The Decoder, OpenAI vient juste de réviser à la hausse son cash burn prévu… de 111 milliards. Coïncidence ? Allons, on parle de Sam Altman, le roi de la dissonance cognitive. « On pourrait tous mourir » d’un côté, « donnez-nous 110 milliards pour accélérer » de l’autre. Le business model parfait : vendre de la peur et lever des fonds sur cette même peur.
Les chiffres donnent le tournis. 900 millions d’utilisateurs hebdomadaires, 50 millions d’abonnés payants. Des metrics de réseau social, pour une boîte qui promet de résoudre l’alignement des superintelligences. Entre-temps, Amazon devient partenaire stratégique avec des modèles custom, Nvidia vend plus de GPU, et SoftBank parie sur l’IPO à venir. Tout le monde gagne, sauf peut-être les actionnaires qui vont financer 12 milliards de pertes par trimestre.
Microsoft, l’investisseur historique, précise que son partenariat « ne change pas ». Traduction : « On a déjà mis 13 milliards, on va pas en rajouter une couche, mais bon courage avec Amazon à la table. » La cohabitation promet d’être intéressante.
Et pendant ce temps, Anthropic fait des études sur la sécurité, Google benchmarke ses modèles, et Musk tweete des emojis. La course aux armements est lancée, avec des munitions en milliards. OpenAI a désormais assez de poudre pour brûler de l’argent pendant des années, ou pour acheter quelques petites îles si l’apocalypse arrive plus tôt que prévu.
On peut se demander à quoi servent 110 milliards avec 900 millions d’utilisateurs. À financer le cash burn, visiblement. Ou à préparer l’IPO du siècle. Dans tous les cas, Sam Altman continue son numéro de funambule : marcher sur le fil des risques existentiels tout en remplissant la caisse à billet. Le spectacle est garanti, et le prix d’entrée vient de monter en flèche.
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