Alors que la Met Police s’apprêtait à signer un chèque de 50 millions de livres pour coller Palantir dans ses salles d’interrogatoire numériques, Sadiq Khan a dégainé le veto. Résultat : le boss de Palantir UK monte au créneau et balance que le maire de Londres vient de filer un passe-droit aux « États hostiles et aux criminels ».
Louis Mosley, le big boss de Palantir pour le Royaume-Uni et l’Europe, n’a pas mâché ses mots. Selon lui, bloquer ce contrat de deux ans pour que Scotland Yard utilise l’IA dans l’analyse de renseignements criminels, c’est mettre la politique avant la sécurité des Londoniens. Et il a enfoncé le clou avec une formule qui tue : « Ce que les Londoniens veulent, c’est ne pas se faire agresser, ne pas se faire violer par un policier en activité. » Sous-entendu : pendant que Khan joue au procureur, les vrais problèmes restent.
De son côté, Scotland Yard n’a pas non plus applaudi. La décision du maire a été qualifiée de « décevante » par la Met, qui craint que ça ne nuise à son travail d’enquête. Khan, lui, justifie son veto par des « sérieuses inquiétudes » sur la manière dont le deal a été monté. Pas de détails sur ces « inquiétudes », mais on peut parier que les antécédents de Palantir avec la surveillance de masse et les migrations n’ont pas aidé.
En plus, l’affaire provoque des tensions internes au Labour, certains voyant d’un mauvais œil le blocage d’un contrat avec une boîte tech américaine. Bref, un beau bordel politico-technologique où personne ne sort grandi. Palantir, la Met, Khan : tout le monde y va de sa petite musique, et les Londoniens, eux, n’ont toujours pas d’IA pour traquer les méchants.
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