L’AI washing n’est pas simplement un mot à la mode : c’est devenu un sport national au Royaume-Uni. The Guardian balance une enquête qui pique : les boîtes de com’ en ont plein le dos de devoir maquiller des entreprises de plomberie en licornes de l’IA.
« On nous demande des contorsions de niveau yoga », lâche un communicant harassé. Traduction : ton patron qui a installé un chatbot basique sur son site veut qu’on le présente comme « le prochain OpenAI ». Et ce n’est pas une exception, les cabinets de relations publiques croulent sous les demandes de rebranding bidon.
Le problème, c’est que l’automation classique, celle qui existe depuis les années 90, se fait passer pour de l’IA générative. Un système de tri de mails devient « IA prédictive », un simple moteur de règles devient « Agent intelligent ». Les PR appellent ça du « yoga-level stretching », et franchement, l’image est parlante.
Sur Hacker News, le fil part en sucette : 84 points, 54 commentaires. Les devs ricanent, les marketeux se défendent, et tout le monde se demande combien de temps cette mascarade va tenir avant que le bullshit-mètre n’explose. Un commentateur résume : « Dans cinq ans, toutes les boîtes diront qu’elles font de l’IA, et personne ne saura ce que ça veut vraiment dire. »
Moi, je vois surtout un signe que la hype arrive à saturation. Quand les communicants eux-mêmes craquent, c’est que le vernis commence à se craqueler. Quand un commercial vend sa « solution IA révolutionnaire », il faut lui poser une question simple : « C’est du machine learning ou un if/else un peu relifté ? » Tu vas voir des contorsions de niveau olympique.
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