T’as cru que les doomers de l’IA avaient rangé leurs drapeaux noirs et leurs PowerPoints apocalyptiques ? Les doomers de l’IA n’ont pas rangé leurs drapeaux noirs et leurs PowerPoints apocalyptiques. Un mémo intitulé « The Global Intelligence Crisis » vient de refaire surface, et Ed Zitron, le critique tech connu pour son humour acerbe, s’en est donné à cœur joie en l’annotant. Le résultat, c’est un chef-d’œuvre de ridicule qui expose, une fois de plus, le fossé entre les prédictions catastrophistes et la réalité du terrain — où les vrais enjeux ressemblent plus à des problèmes de benchmarks truqués et de levées de fonds obscènes qu’à une fin du monde imminente.
Le mémo en question, disponible sur Dropbox, dépeint une « crise de l’intelligence globale » avec le sérieux d’un film catastrophe de série B. Zitron, dans ses annotations, le démonte pièce par pièce, soulignant les hyperboles, les généralisations bancales et le jargon pompeux qui servent trop souvent de cache-misère à un manque de substance. Sur Hacker News, le thread associé n’a généré que 2 points et 0 commentaires, un silence éloquent qui en dit long sur l’intérêt du public pour ce genre de prophéties éculées.
Pendant ce temps, le Financial Times titre sobrement « The AI doomers aren’t done yet », rappelant que cette frange alarmiste, bien que discréditée par des années d’annonces non tenues (on pense à toi, Elon), continue de hanter les débats. Mais au lieu de se concentrer sur des scénarios d’extinction farfelus, l’article évoque plutôt les enjeux concrets : les alliances stratégiques comme celles d’AMD et Meta, les investissements massifs, et la course aux performances qui, elle, a des conséquences réelles — sur les marchés, l’emploi, et l’éthique.
La synthèse de ces sources est claire : les doomers jouent toujours leur partition, mais elle sonne de plus en plus faux face à l’ironie de Zitron et au pragmatisme des acteurs du secteur. Le vrai danger ? Ce n’est pas une IA qui va anéantir l’humanité, mais le bruit constant généré par ces mémos qui détourne l’attention des vrais problèmes — comme les modèles qui inventent des chiffres, les datasets piratés, ou les valorisations à 350 milliards basées sur du vent. Anthropic et OpenAI peuvent bien publier des essais sur les risques existentiels, mais quand leurs propres évaluateurs déconseillent le déploiement et qu’ils ignorent l’avertissement, on touche du doigt l’hypocrisie du safety-washing.
Alors la prochaine fois que tu tomberas sur un mémo qui promet l’apocalypse, souviens-toi de la règle d’or : si ça ressemble à du benchmarketing pour intellectuels déconnectés, c’est probablement le cas. Et passe ton chemin (ou mieux, annoté-le avec l’humour ravageur d’un Zitron). Parce que dans ce cirque, le rire reste la meilleure arme contre le bullshit.
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