Peter Thiel remet le couvert sur l’apocalypse de l’emploi, mais cette fois avec un twist : selon lui, ce ne sont pas les artistes ou les écrivains qui vont se faire défoncer par l’IA, mais les ingénieurs, les codeurs, les scientifiques. Le milliardaire, toujours aussi ravi de jouer les prophètes de malheur, vient de lâcher ça dans une interview, et un rapport LinkedIn semble lui donner un peu de grain à moudre. Les offres d’emploi mentionnant « storyteller » ont doublé en un an. Cool. Sauf que, comme d’hab avec Thiel, faut prendre ça avec des pincettes grosses comme le budget de Palantir.
D’abord, le contexte. Thiel, c’est le gars qui a prédit la fin de l’innovation tech il y a dix ans, tout en investissant dans des boîtes qui promettaient justement de la révolutionner. La dissonance cognitive, c’est son fonds de commerce. Là, il sort que l’IA va cannibaliser les boulots techniques parce que, logique imparable, les LLM sont bons pour coder et résoudre des problèmes structurés. Les créatifs ? Ils s’en sortiraient mieux parce que l’IA est encore une bouse pour produire de l’originalité authentique. C’est pas faux sur le papier, mais c’est un peu court, jeune homme.
Le rapport LinkedIn, lui, montre effectivement une flambée des offres pour « storytellers », « content creators », et autres rôles axés sur la narration. Doublé en un an, je répète. Ça, c’est du concret. Mais est-ce que ça veut dire que les ingénieurs vont tous se retrouver au chômage ? Non. C’est juste que le marché se met à la page : tout le monde a compris que balancer des prompts dans ChatGPT pour générer du code, c’est devenu trivial. Donc, la valeur se déplace. Si t’es un dev qui sait juste aligner des lignes de code sans comprendre le business derrière, oui, tu risques de te faire bouffer par GitHub Copilot. Mais si t’es un ingénieur qui sait traduire des besoins complexes en solutions, qui comprend l’architecture, la sécurité, les contraintes réelles… tu dors tranquille. L’IA est un assistant, pas un remplaçant. Notre crédo, au cas où t’aurais oublié.
Et puis, parlons de ce « jobpocalypse » que certains, comme un ancien candidat à la présidentielle cité dans The Independent, aiment brandir. C’est du putaclic de bas étage. L’IA va transformer les emplois, pas les éradiquer. Les rôles techniques vont évoluer : moins de code brute, plus de design système, plus d’intégration, plus de debug des conneries que l’IA produit. Les créatifs, eux, vont devoir apprendre à piloter ces outils pour amplifier leur travail, pas le remplacer. Le vrai danger, c’est pas l’IA elle-même, c’est la stagnation des compétences. Si tu crois que ton diplôme en STEM te protège à vie, tu vas avoir une mauvaise surprise. Mais si tu te mets à jour, tu surfes sur la vague.
Thiel aime bien les prédictions chocs, ça fait parler de lui. Sauf que la réalité, elle, est moins spectaculaire. Les entreprises cherchent des storytellers parce qu’elles se rendent compte que même avec l’IA la plus avancée, raconter une histoire qui accroche, c’est humain. Et les ingénieurs qui maîtrisent l’IA comme un outil, ils sont plus demandés que jamais. Le rapport LinkedIn le dit aussi : les offres pour « AI engineer » ont triplé. Tiens, bizarre, Thiel a oublié de mentionner ça.
Alors, oui, l’IA va bouleverser le marché du travail. Mais non, c’est pas une apocalypse. C’est une redistribution des cartes. Et ceux qui crient au loup le plus fort sont souvent ceux qui ont intérêt à ce que tu aies peur. Thiel, avec ses investissements dans des startups qui promettent de « sauver » l’emploi, par exemple. Coïncidence ? Je ne crois pas aux coïncidences.
En attendant, si t’es un tech, arrête de paniquer et commence à jouer avec les outils. Si t’es un créatif, profite de la demande, mais reste critique : l’IA peut t’aider à brainstormer, pas à remplacer ton vécu. Et si t’écoutes les prophètes de malheur, rappelle-toi qu’ils ont souvent un agenda. L’avenir est aux hybrides, pas aux spécialistes étroits. Et ça, c’est une bonne nouvelle.
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