Si tu pensais que Sam Altman était juste le mec qui parle de fin du monde pour lever des milliards, voilà que le New Yorker vient rajouter une couche. Une enquête fleuve basée sur plus de 100 sources internes dépeint le CEO d’OpenAI comme un maître de la manipulation et un génie du double discours, à tel point que même ses collaborateurs les plus proches le trouvent flippant. Ça n’a rien d’une surprise, c’est juste la confirmation écrite noir sur blanc de ce que tout le secteur chuchotait depuis des années.
Les « vibes » qui font fuir
Dans l’article, Altman explique le départ en masse des chercheurs en sécurité par une phrase qui résume tout : « Mes vibes ne collent pas vraiment. » Traduction : il assume son style de management chaotique, opaque et parfois carrément trompeur. Les anciens cadres témoignent de pressions pour ignorer les risques, de promesses non tenues, et d’une culture où la loyauté envers Sam prime sur l’éthique. Le résultat ? Un brain drain spectaculaire dans l’équipe sécurité, juste au moment où OpenAI prétend vouloir éviter l’apocalypse. Ironique, non ?
Le grand écart permanent en action
Rappelle-toi : Altman passe son temps à alerter sur les risques existentiels de l’IA, à témoigner devant le Congrès, à jouer les prophètes de l’apocalypse. Mais en interne, c’est le bordel. Les sources décrivent un CEO qui pousse pour déployer des modèles malgré les réserves des équipes sécurité, qui change d’avis du jour au lendemain sans prévenir personne, et qui utilise son charisme pour étouffer les critiques. C’est le parfait exemple du safety-washing : un discours public vertueux pour cacher des pratiques pourries en coulisses. Et pendant ce temps, ils continuent de lever des milliards. La com’ marche, visiblement.
OpenAI, un Titanic avec un capitaine qui danse sur le pont
Le truc le plus marrant dans cette histoire, c’est qu’OpenAI n’est pas la seule boîte à jouer ce jeu. Anthropic fait pareil avec plus de papiers académiques, Google avec plus de benchmarks, Meta avec plus d’hypocrisie open source. Mais Altman, lui, a poussé le vice jusqu’à en faire une marque de fabrique. Ses « vibes », c’est juste un mot mignon pour dire « je fais ce que je veux et si tu n’aimes pas, tu dégages ». Et vu les départs, beaucoup ont choisi la porte.
Et maintenant ?
Cette enquête ne va probablement rien changer. Les investisseurs s’en foutent tant que les modèles sortent et que la valorisation explose. Les utilisateurs s’en foutent tant que ChatGPT répond à leurs questions. Mais pour ceux qui croyaient encore à la mission altruiste d’OpenAI, c’est un réveil brutal. Altman n’est pas un héros tragique, c’est juste un patron comme les autres, avec un meilleur storytelling. Quand il te parlera de risques existentiels, souviens-toi que ses propres équipes fuient parce qu’elles n’ont plus confiance en lui. Les vibes, ça se paye cash.
Sources :
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