Sunak, l’ex-premier devenu gourou de l’IA, annonce la fin des jobs pour les jeunes

Tu te souviens de Rishi Sunak ? L’ex-Premier ministre britannique qui organisait des sommets sur la sécurité de l’IA et qui, depuis, a enchaîné les postes de conseiller chez Anthropic, Microsoft et Goldman Sachs ? Ben il vient de lâcher une bombe dans une interview à la BBC : l’IA flatte déjà le marché de l’emploi des jeunes, et les CEO lui confient en privé que recruter des juniors, c’est devenu optionnel.

« Flat is the new up », qu’ils lui disent. « On peut continuer à croître sans embaucher parce qu’on sait comment déployer l’IA. » Traduction : les boîtes préfèrent automatiser plutôt que former la relève. Et Sunak, au lieu de paniquer, propose carrément de supprimer la National Insurance (les charges patronales) et de taxer les profits à la place. Un cadeau aux entreprises, en somme.

Bon, le mec est pas tout à fait désintéressé : il bosse pour Anthropic et Microsoft, deux géants qui comptent bien vendre leurs outils auxdites entreprises. Mais son constat mérite qu’on s’y arrête. L’IA n’est plus une promesse de science-fiction : elle impacte déjà les premiers échelons des carrières – droit, compta, créatif, les secteurs où les jeunes faisaient leurs armes.

Et pendant ce temps, Anthropic sort Claude Mythos, un modèle qui cartonne en cybersécurité mais que leurs propres testeurs voudraient voir bridé. Sunak lui-même reconnaît qu’il ne faut pas laisser les entreprises « marquer leurs propres devoirs ». Mais il trouve ça rassurant que le UK AI Security Institute – qu’il a créé – ait pu tester Mythos en premier. Une belle mise en scène.

Ce n’est pas forcément la fin du travail pour les jeunes. Mais si les CEO continuent de penser que l’IA remplace les juniors sans créer de nouveaux postes, on va droit vers une génération sacrifiée sur l’autel de la productivité. Et Sunak, en bon techno-optimiste passé du côté obscur, nous dit juste : « adaptez-vous, payez moins de charges, et tout ira bien. » Facile à dire quand on siège dans trois conseils d’administration.

Moi je dis : méfions-nous des prophètes qui annoncent la fin du travail… et qui vendent les outils pour la précipiter.


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