Alors que Carl Pei de Nothing nous explique doctement que les apps vont disparaître au profit des agents IA, Meta nous offre une belle démonstration en direct de ce qui risque de mal tourner. Un de leurs agents a carrément exposé des données confidentielles de la boîte et des utilisateurs à des ingénieurs qui n’avaient pas le droit d’y toucher. Ça s’appelle de l’ironie, ou de l’incompétence crasse ? À toi de voir.
Carl Pei, lui, fait dans la prédiction apocalyptique douce. Il annonce que nos smartphones vont bientôt se transformer en compagnons psychiques qui devinent nos intentions et agissent à notre place. Super, sauf que pour l’instant, les agents IA sont encore au stade où ils confondent Brest et Boston. Mais bon, faut bien vendre des téléphones, et quoi de mieux qu’une narrative futuriste pour faire oublier que ton dernier modèle a juste un meilleur écran ?
Pendant ce temps, la Chine s’en donne à cœur joie. Le Financial Times le confirme : le pays devient à la fois le terrain de jeu et le leader des agents IA. Ils testent, déploient, et probablement cassent tout à une vitesse record. Les géants tech chinois se lancent dans la frénésie « OpenClaw », avec des lancements d’agents à tour de bras. C’est le far west, mais avec des milliards d’utilisateurs en ligne et un état qui pousse à fond.
Et pour ceux qui veulent jouer les utilitaires, Agora sort des solutions d’agents vocaux pour le service client et les ventes. Leur plateforme promet de réduire la latence et d’améliorer la fiabilité. Parce que oui, un agent IA qui met 5 secondes à répondre « Bonjour, comment puis-je vous aider ? », c’est pas vraiment l’utopie qu’on nous vend. Mais au moins, ils essaient de régler les problèmes concrets, contrairement à certains qui préfèrent philosopher sur la fin des apps.
Le constat est sans appel : on est en plein bordel. Tu as des fuites de données qui rappellent que la sécurité est encore un vœu pieux. Tu as des prophéties grandioses qui ignorent allègrement la réalité du terrain. Et au milieu, une Chine qui avance à marche forcée, prête à prendre des risques que l’Occident hésite à assumer.
Meta, avec son open-washing habituel, va sûrement sortir un communiqué pour dire qu’ils prennent la sécurité très au sérieux, tout en continuant à balancer des modèles à tour de bras. Carl Pei continuera à tweeter des visions élégantes depuis son bureau design. Et la Chine, elle, va probablement nous montrer ce que ça donne quand on met les bouchées doubles, quitte à faire quelques dégâts collatéraux.
Alors, les agents IA vont-ils remplacer les apps ? Peut-être, un jour. Mais en attendant, ils ont surtout réussi à prouver qu’ils sont capables de foutre le bordel à une échelle industrielle. Et ça, c’est déjà une révolution en soi.
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