Si tu pensais que Microsoft était juste un revendeur d’OpenAI, revois tes classiques. À Build 2026, la firme de Redmond a dégainé pas moins de sept modèles d’IA développés en interne. Le clou du spectacle : MAI-Thinking-1, son premier modèle de raisonnement avancé.
C’est une étape symbolique. Microsoft, qui a longtemps surfé sur la vague OpenAI après un deal juteux récemment renégocié, montre qu’il peut aussi exister en propre. Et les chiffres font tourner la tête : 1 000 milliards de paramètres au total, mais seuls 35 milliards sont actifs à l’inférence — un MoE qui rappelle les architectures récentes des meilleurs modèles du marché. Disponible pour l’instant uniquement pour des « partenaires sélectionnés ». Comprends : faut être copain avec Satya pour y toucher.
Côté image, Microsoft clame haut et fort avoir dépassé Google, mais le raisonnement, c’est encore de la rattrape. Les chiffres font tourner la tête sur le papier, mais on attend les benchmarks dans les labos.
Autre annonce : MAI-Code-1-Flash, un modèle code léger (137B paramètres, 5B actifs) taillé pour GitHub Copilot et VS Code. Là, c’est du concret : déploiement immédiat pour les utilisateurs individuels de Copilot. Moins cher, plus rapide, et peut-être même efficace. Le genre de truc qui fait vraiment la différence au quotidien.
Microsoft a aussi présenté une nouvelle méthode de tuning et un agent autonome en arrière-plan. Bref, la machine s’emballe. Mais le vrai test, ce sera la disponibilité de MAI-Thinking-1 pour le commun des mortels. En attendant, on regarde les concurrents — OpenAI, Anthropic, Google — qui doivent commencer à transpirer un peu.
Microsoft a compris que dépendre d’OpenAI, c’était comme louer son cerveau. Maintenant, il fabrique ses propres neurones. Reste à savoir s’ils tiendront la route.
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