Parlons d’Abao, cet assistant IA qu’Alipay avait balancé dans la fosse aux lions sans trop prévenir il y a cinq jours. Ben voilà que le bébé devient grand : Alipay vient de lâcher une plateforme ouverte IA, et cette fois, c’est toi, commerçant, développeur ou prestataire, qui peux lui mettre le grappin dessus.
Le pitch est simple. Fini le temps où l’utilisateur devait chercher, cliquer, être redirigé, charger une page, re-cliquer, et finalement pleurer parce que le bouton « Payer » avait bougé. Maintenant, tu causes à Abao comme à un pote, et le petit génie comprend, matche et exécute le service. La boucle de transaction se ferme en une conversation. Magique, mais aussi un peu flippant.
Le vrai morceau, c’est le multi-terminal. Une seule intégration, et zou, Abao se balade sur les téléphones, les voitures, les lunettes connectées, et probablement bientôt sur ton grille-pain. Alipay parle de « distribution multi-terminal, gestion unifiée ». En clair, ils veulent que leur IA soit partout où tu traînes, prête à te vendre un café ou une assurance-vie entre deux clins d’œil.
Bon, soyons honnêtes : le concept de plateforme ouverte dans l’IA, c’est comme le « gratuit » dans le jeu mobile. Derrière la promesse d’innovation, il y a une grosse machine à capter des données et à verrouiller l’écosystème. Mais force est de constater qu’Alipay a un sacré réseau : 1,3 milliard d’utilisateurs, des millions de commerçants. Si Abao devient l’intermédiaire universel, Google et Apple peuvent commencer à trembler.
Entre coup de génie et cheval de Troie, il y a un pas. Les développeurs sont invités à tester, mais je te conseille de lire les conditions générales avec une loupe. Et de vérifier que ton réfrigérateur n’a pas soudainement envie de te commander des sushis.
En attendant, Abao continue sa conquête. La révolution IA en Chine ne passe plus par les apps : elle passe par la voix. Et Alipay vient de lui offrir un porte-voix.
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