Google met 40 milliards sur la table pour Anthropic et transforme le safety-washing en jackpot

Google a décidé qu’acheter un peu de bonne conscience, ça se monnayait. Et visiblement, le tarif, c’est 40 milliards de dollars. Bloomberg rapporte que la firme de Mountain View injecte jusqu’à 40 milliards dans Anthropic, la start-up IA fondée par d’anciens d’OpenAI qui se donne des airs de « gentils de la sécurité ». Les 10 premiers milliards tombent sur la base d’une valorisation de 380 milliards (déjà, respire un coup) et les 30 restants sont conditionnés à des objectifs de performance. Du classique.

Ce pactole s’ajoute aux plus de 3 milliards déjà engloutis par Google dans Anthropic depuis 2023, portant sa participation à environ 14 %. Et pour couronner le tout, la boîte vient de verrouiller 5 gigawatts de capacité de calcul via un deal avec Google et Broadcom. Juste après qu’Amazon ait promis 25 milliards supplémentaires. La guerre des écosystèmes fait rage, et les deux géants du cloud veulent leur part du gâteau Claude.

Côté business, Dario Amodei, le CEO, justifie ça par une demande explosive pour Claude : plus de 30 milliards de revenus annuels récurrents. Et une introduction en bourse (IPO) est attendue dans les mois qui viennent. Bref, la machine à cash tourne à plein régime. Et l’ironie ? Anthropic, le champion autoproclamé du « safety first », celui qui publie des essais de 20 000 mots sur les risques existentiels, se retrouve à empocher des milliards pour accélérer toujours plus. Le grand écart permanent, élevé au rang de business model.

Google, de son côté, n’a pas à rougir. L’éléphant qui danse dépense des sommes astronomiques pour ne pas se faire distancer dans la course aux LLMs. Et il choisit d’arroser le gars qui lui fait de l’ombre plutôt que de tout miser sur ses propres Gemini. Une stratégie à la fois pragmatique et désespérée.

Pour toi, lecteur, ça ne change pas grand-chose, sinon que les gars qui te vendent la sécurité à coup de papiers académiques viennent de toucher de quoi s’acheter une île. Le safety-washing, c’est du marketing comme un autre. Et le marché adore ça.


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