Les investisseurs commencent à douter, OpenAI sent le vent tourner
T’es un VC. Tu as mis des centaines de millions dans OpenAI, convaincu que Sam Altman allait dominer le marché de l’IA. Et puis tu regardes les derniers chiffres d’Anthropic, et tu te demandes si t’as pas fait une connerie.
Un investisseur qui a parié sur les deux chevaux l’a avoué au Financial Times : pour justifier la dernière levée d’OpenAI, il faut tabler sur une valorisation post-IPO de 1,2 trillion de dollars. Oui, tu as bien lu. 1 200 milliards. À côté, Anthropic, valorisée à 380 milliards, a presque l’air d’une bonne affaire.
Sauf qu’Anthropic ne se contente pas d’être moins chère. La boîte de Dario Amodei a vu ses revenus annuels exploser, passant de 9 à 30 milliards de dollars. Le moteur ? Une demande folle pour ses outils de codage, qui tapent directement dans le cœur de marché d’OpenAI. Pendant qu’OpenAI promet l’apocalypse et lève des fonds, Anthropic vend. Beaucoup.
Ce grand écart permanent est savoureux. OpenAI, c’est le prophète qui prêche la fin du monde tout en tendant la sébille. 12 milliards de pertes par trimestre, une valorisation qui défie la gravité, et un produit phare, ChatGPT, qui commence à sentir la naphtaline. Anthropic, de son côté, joue les gentils élèves : papiers académiques sur la sécurité, transparence assumée, et au final, des clients qui paient. Beaucoup.
Les investisseurs d’OpenAI sont en train de se réveiller avec une gueule de bois. Ils ont acheté du rêve, et se retrouvent avec une facture à 1,2 trillion. Pendant ce temps, Anthropic, l’ancienne petite sœur, devient sérieusement menaçante. La compétition ne se joue plus sur les communiqués de presse, mais sur les comptes en banque.
Et Dario Amodei dans tout ça ? Il doit se marrer. Lui qui passe son temps à écrire des essais sur les risques existentiels pendant que sa boîte télécharge des discographies en torrent, il est en train de gagner la guerre commerciale sans faire de bruit. Le safety-washing, apparemment, ça paye.
La suite ? OpenAI va devoir justifier sa folle valorisation. Pas avec des PowerPoint, avec des résultats. Et là, ça va piquer. Parce que quand les VC commencent à douter, ils ne sont pas tendants. Ils coupent les vivres.
Anthropic, de son côté, a le vent en poupe. 30 milliards de revenus, c’est du sérieux. Et une valorisation à 380 milliards, comparée au délire d’OpenAI, ça ressemble presque à de la modestie. Sauf que dans ce jeu, la modestie, c’est juste une stratégie marketing de plus.
Alors, OpenAI ou Anthropic ? La réponse est dans les chiffres. Et pour l’instant, les chiffres, ils parlent clairement.
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