On croyait que l’IA allait sauver la planète ? On respire un grand coup, et on sent le gaz. Pas celui de l’effet de serre, celui que les machines vont aider à arracher du sol encore plus vite. Le Financial Times publie les conclusions d’une étude qui va sûrement déplaire aux gentils écolos de la Silicon Valley : l’IA sera d’abord utilisée pour augmenter la production de pétrole et de gaz, et ça marchera mieux que pour les énergies vertes.
Le rapport est clair : les gains de productivité dans l’extraction d’hydrocarbures surpasseront ceux des renouvelables. La raison tient en un mot : le fric. L’IA peut optimiser chaque étape, du forage à la logistique, en passant par l’analyse sismique. Les panneaux solaires, eux, produisent de l’électricité quand le temps le permet. Pas besoin d’un supercalculateur pour deviner où les entreprises vont mettre leurs milliards.
Pendant que les machines forent, une autre catégorie de travailleurs se prépare à souffrir : les consultants. Le site CNA a publié un commentaire qui pose la question qui fâche : à l’ère de l’IA, les algorithmes génèrent déjà des PPT, des analyses de marché et des recommandations stratégiques en un temps record. Le fameux « conseil personnalisé » devient un produit de masse, sans frais de déplacement.
C’est presque drôle de voir ces deux nouvelles arriver en même temps. L’IA qui aide à extraire plus de pétrole, et l’IA qui rend les consultants obsolètes. Quand les machines commenceront à faire les rapports et les PowerPoint, les consultants n’auront plus qu’à aller proposer leurs services aux compagnies pétrolières. Oh, attends, c’est peut-être déjà le cas.
Alors, quand un gourou tech vend l’IA comme la solution miracle contre le changement climatique, il faut se souvenir de ce rapport. Et si on croise un consultant dans la rue, il ne faut pas lui demander de prédire l’avenir. Il n’aura peut-être plus de travail dans six mois.
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