L’IA ne va pas forcément te faire économiser des masses de fric en remplaçant des humains. Ce matin, deux sources nous tombent dessus comme un cheveu sur la soupe : les coûts de l’IA chez Microsoft et Uber flambent, et la promesse d’une automatisation économique part en fumée. C’est ce que rapporte l’Economic Times, qui souligne que plus les employés utilisent ces systèmes, plus la note grimpe.
L’exemple le plus parlant ? Les ingénieurs de Microsoft lâchent Claude pour revenir vers GitHub Copilot, un outil maison. Mystère, mais la tendance est claire : chaque migration coûte, chaque nouveau modèle entraîné coûte, chaque token généré coûte. Le rêve d’une réduction des coûts de main-d’œuvre s’éloigne à mesure que les entreprises engloutissent des budgets dans le compute et l’infra.
Mais Microsoft ne se contente pas de pleurer sur ses dépenses. La firme de Redmond annonce aussi MDASH, un système de détection de vulnérabilité basé sur une flotte de plus de 100 agents IA spécialisés. Selon InfoQ AI, ces agents scrutent, valident, débattent et prouvent des failles dans Windows et autres environnements Microsoft. Une armée de 100 petites mains numériques pour sécuriser le code. Ça sonne bien, non ? Sauf qu’entretenir cette ménagerie d’agents, ça doit chiffrer sérieusement.
Alors, l’IA qui automatise et réduit les coûts ? C’est un mythe qui se fissure. Chaque nouvelle fonctionnalité, comme MDASH, ajoute de la complexité et des coûts. Les entreprises investissent des sommes folles, et le retour sur investissement n’est pas garanti. Comme je le disais la semaine dernière à propos de McKinsey, 50% des heures de boulot pourraient être transformées, mais à quel prix ?
Bref, l’IA te vend du rêve, mais elle te facture cash. Alors, la prochaine fois qu’un gourou te promet des économies mirobolantes grâce à l’automatisation, sors-lui la calculette. Et montre-lui les chiffres de Microsoft.
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