Sam Altman et le Pentagone, le retour du grand cirque éthique

Sam Altman a encore frappé. Cette fois, c’est un contrat avec le Pentagone qu’il qualifie lui-même d’« opportuniste et bâclé ». Tu imagines ? Le gourou de l’IA qui admet avoir fait un truc foireux. C’est comme si ton dealer te disait « ouais, cette came, elle est coupée à l’aspirine, désolé ». Mais après la tempête de critiques internes et externes, OpenAI est en train de renégocier les termes. La promesse : interdire l’utilisation de leurs systèmes pour la surveillance de masse ou par des agences de renseignement comme la NSA. Parce que signer un contrat avec le Département de la Guerre sans y penser, ça arrive.

L’histoire, c’est qu’OpenAI a récupéré un contrat initialement destiné à Anthropic. Oui, les mêmes qui publient des essais sur les risques existentiels tout en piratant des bibliothèques. La ironie est palpable. Mais visiblement, même les employés d’OpenAI ont trouvé ça trop gros. Des fuites, des critiques massives, et paf, Altman doit faire machine arrière. Il annonce maintenant des clauses de sauvegarde pour limiter les usages. La prochaine étape, c’est un comité éthique décoratif pour faire joli dans les rapports annuels ?

Regarde le timing. L’annonce tombe un mardi, après un week-end probablement passé à éteindre des feux sur Slack. Altman dit que le groupe interdira l’espionnage des Américains. Super, merci capitaine évidence. Mais pourquoi fallait-il une vague de backlash pour y penser ? C’est comme si tu vendais un couteau de cuisine et que tu te disais « ah mince, on aurait dû préciser que c’est pas pour poignarder les voisins ». La « gouvernance responsable » façon OpenAI, c’est du réactif en mode panique, pas du proactif.

Et pendant ce temps, dans le monde réel, une startup appelée Skyward Wildfire prétend arrêter la foudre pour prévenir les incendies catastrophiques. Je dis pas, c’est ambitieux. Mais comparé au cirque OpenAI, ça a presque l’air sain. Au moins, ils essaient de résoudre un vrai problème, pas de vendre de l’IA à l’armée en espérant que personne ne remarque.

Ce qui me tue, c’est la contradiction. Sam Altman nous serine que l’IA pourrait tous nous tuer. Et en parallèle, il signe des contrats avec le Pentagone sans lire les petites lignes. C’est du safety-washing à l’échelle industrielle. Publie un papier sur les risques, lève 10 milliards, et quand ça devient gênant, ajoute une clause à l’arrache. La stratégie est tellement prévisible qu’on pourrait l’automatiser avec un GPT-4 mal réglé.

OpenAI corrige donc le tir. Mais la question, c’est : pourquoi ce tir était-il si mal visé en premier lieu ? Dans la course au compute et aux contrats juteux, l’éthique est souvent le premier truc à sauter par la fenêtre. Et Altman, avec son air de prophète humble, est juste le dernier en date à le prouver. La prochaine fois, peut-être qu’il lira le contrat avant de signer. Ou pas. Après tout, qui a besoin de cohérence quand tu as une valorisation à faire grimper ?


Sources :

Categories

Comments are closed

Latest Comments

Aucun commentaire à afficher.