Yann Le Cun lève un milliard pour son délire IA non-linguistique

Yann Le Cun a toujours été le mec qui parle pendant que les autres codent. Le voilà qui sort de Meta, lève un milliard de dollars pour sa startup AMI, et promet des « systèmes intelligents universels » dans cinq ans. Le tout valorisé à 3 milliards d’euros avant même d’avoir produit quoi que ce soit. Si c’est pas la définition même du bullshit, je sais pas ce que c’est.

C’est pas juste du bullshit. C’est du bullshit avec un pedigree. Yann, c’est le Turing Award, le père du deep learning, le gourou qui te parle de modèles prédictifs pendant que Sam Altman tweete des conneries. Alors quand il annonce vouloir « comprendre le monde physique comme les animaux et les humains », plutôt que de s’enfermer dans les LLM, tu te dis que peut-être, juste peut-être, il a un plan. Sauf que non. C’est juste une levée de fonds, un milliard, des investisseurs comme Toyota, Nvidia et Samsung, et une promesse à cinq ans. Tu connais le dicton : « promis, juré, dans cinq ans on aura tout changé ».

Pendant ce temps, AgentMail lève 6 millions pour donner des boîtes mail aux agents IA. C’est mignon, c’est concret, ça sert à quelque chose. Mais bon, à côté d’un milliard, ça fait un peu brouette. La vraie info, c’est que Yann Le Cun vient de signer la plus grosse levée de seed en Europe, et qu’il compte sur ça pour « passer en surmultipliée ». Sauf que passer en surmultipliée, c’est bien, mais quand t’as rien à montrer, ça sent le coup de com’.

Le souci, c’est pas l’ambition. Comprendre le monde physique, c’est le Saint Graal de l’IA. Mais lever un milliard pour ça, avec une valorisation à 3 milliards, avant même d’avoir un prototype, c’est juste du capitalisme de promesses. Yann joue sur sa réputation, sur son passé, sur ses papiers académiques. Mais entre un papier et un produit, y’a un monde. Et ce monde, il compte le traverser en cinq ans avec un milliard en poche. Bon courage.

Et puis, « systèmes intelligents universels », ça veut dire quoi ? Autant dire « on va résoudre la faim dans le monde ». C’est vague, c’est pompeux, et ça sent le marketing à plein nez. Yann a toujours été le théoricien, le type qui pense en concepts. Mais la réalité, c’est que les LLM, aussi limités soient-ils, ont au moins le mérite d’exister. Lui, il promet la lune, mais il part de zéro.

Alors oui, c’est excitant. Un cerveau comme Le Cun qui se lance dans l’aventure, avec des moyens colossaux, ça peut donner des trucs incroyables. Mais faut pas se leurrer : c’est un pari. Un pari à un milliard. Et comme tous les paris, ça peut très bien finir en pétard mouillé. En attendant, on va regarder, on va attendre, et on va rigoler en voyant les annonces qui vont suivre. Parce que des annonces, y’en aura. Des produits, on verra.


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