Il aura fallu trois semaines pour que le procès le plus hype de l’été vire à la télé-réalité. Apple contre OpenAI, saison 1, épisode 11 : les accusations s’accumulent, les preuves se balancent sur la place publique, et on se demande encore qui a le meilleur scénariste.
TechCrunch confirme d’abord que l’enquête d’Apple s’élargit. Dans un nouveau document déposé au tribunal, la firme de Cupertino affirme que d’anciens employés pourraient avoir conservé ou consulté des informations confidentielles après leur départ. Pas juste Chang Liu, l’ex-ingénieur poursuivi depuis le 10 juillet. Une vraie fuite en chaîne, ou une tentative d’élargir le champ pour mieux enfoncer OpenAI ?
Pendant ce temps, OpenAI a choisi de ne pas laisser Apple raconter l’histoire toute seule. The Verge rapporte que la société de Sam Altman a publié dans la nuit un article au titre chirurgical : « Apple is getting this wrong ». Dedans, OpenAI traite la plainte de « careless, aggressive, and oddly personal ». Traduction : vous courez après les moulins, et vous en faites des tonnes.
Mais le plus croustillant vient de The Decoder. OpenAI a lâché dans la nature des fils iMessage où des employés Apple, après le départ de Chang Liu, lui écrivent pour lui demander de l’aide technique et, plus grave encore, des fichiers internes. Autrement dit, les gens de Cupertino continuaient de pomper leur ex-collègue pendant qu’il bossait chez le concurrent. Puis Apple vient expliquer au juge que ce mec est un lanceur d’alerte malveillant qui a volé des secrets.
La chronologie, c’est toujours le nerf de la guerre juridique. Apple demande une injonction pour verrouiller tout ça, OpenAI sort les captures d’écran pour ridiculiser la demande. Et tout le monde regarde ce match en se demandant qui va finir avec la facture des datacenters et qui va garder celle du labo.
Bien sûr, OpenAI n’est pas un club de randonnée. La boîte a probablement exploité la situation, et il lui restera des zones d’ombre à expliquer. Mais quand les propres salariés d’Apple se servent de leur ancien collègue comme d’un serveur de fichiers après son départ, la version du « complot pour infiltrer les équipes » sent le sapin.
La suite promet d’être savoureuse. D’ici là, une petite citation de circonstance, qu’on attribuera à un avocat fictif si jamais on se fait poursuivre : « Celui qui cherche les secrets d’Apple finit par trouver les textos d’Apple. »
Sources :
Comments are closed