IA au boulot, l’humain en berne

T’as vu l’actu cette semaine ? C’est un festival de l’IA qui dérape dans des domaines où, franchement, on aurait pu se douter que ça finirait mal. Les flics britanniques se font taper sur les doigts parce qu’ils se reposent trop sur leurs outils IA, le pape Leo dit aux curés de laisser tomber ChatGPT pour les sermons, et en Nouvelle-Zélande, la « soupe IA » dégueule sur les réseaux sociaux à quelques mois des élections. Bref, l’IA fait son entrée dans les trucs sérieux, mais visiblement, la maturité, c’est pas encore au rendez-vous.

Commençons par les bobbies du West Midlands. Ils se font allumer parce qu’ils comptent trop sur l’IA. Surprise ! Donner des algorithmes à des institutions qui ont déjà du mal avec le bon sens humain, ça donne des dérives. Autant filer un marteau-piqueur à un gamin de cinq ans pour qu’il répare une étagère. La promesse, c’était des assistants pour mieux cibler les interventions ou analyser les données. La réalité ? Probablement des biais qui se renforcent, des décisions automatisées foireuses, et des flics qui déléguent leur jugement à une boîte noire. « Assistants, pas remplaçants », mais visiblement, le message est pas encore passé.

Pendant ce temps, à l’autre bout du monde, la Nouvelle-Zélande se prépare à des élections et découvre que l’IA politique, c’est un sacré merdier. Les campagnes déversent du « slop » IA sur les réseaux : des posts générés en masse, des deepfakes subtils, de la désinformation à la chaîne. Les lois électorales ? À la traîne, comme partout. C’est le jeu classique : la tech va plus vite que la régulation, et pendant que les politicos s’amusent avec leurs jouets nouveaux, l’électeur moyen se retrouve à trier le vrai du faux dans un torrent de conneries algorithmiques. Les leçons de l’étranger ? On les connaît : ça finit en procès, en confusion, et en perte de confiance. Mais bon, faut bien tester en prod, non ?

Et puis y’a le Vatican. Le pape Leo a dû se dire que ça suffisait. Il a appelé les prêtres à arrêter d’utiliser l’IA pour écrire leurs sermons. Parce que oui, apparemment, des curés promptaient ChatGPT pour pondre des homélies. L’idée est drôle : imagine un sermon généré par un modèle entraîné sur des textes sacrés et Reddit. « Mes frères, aimez-vous les uns les autres, et upvotez ce post. » Mais sérieusement, c’est symptomatique : même dans un domaine où la parole humaine, l’émotion et la spiritualité sont centrales, l’IA grignote du terrain. Le pape a raison d’alerter – si tu délégués ton âme à une machine, t’as peut-être un problème de vocation.

Ce qui ressort de tout ça ? L’IA s’immisce partout, des commissariats aux églises, en passant par les urnes. Et à chaque fois, c’est la même rengaine : on la balance dans des contextes sensibles sans réfléchir aux conséquences. Les flics ? Trop de dépendance. Les politicos ? Trop de chaos. Les prêtres ? Trop de paresse intellectuelle. C’est pas que l’outil est mauvais en soi : c’est qu’on l’utilise comme une baguette magique alors que c’est juste un marteau, et souvent mal aiguisé.

Alors, l’IA va-t-elle faire de meilleurs flics, prêtres ou politiciens ? Pour l’instant, elle fait surtout des humains plus cons. Et ça, c’est un problème qu’aucun algorithme ne résoudra.


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