OpenAI et Musk sautent sur l’occasion après l’échec d’Anthropic

Alors qu’Anthropic venait de se faire blacklister par le Pentagone pour avoir refusé deux conditions clés (pas de surveillance de masse et pas de ciblage de civils), Sam Altman et Elon Musk ont sauté sur l’occasion comme des vautours sur une charogne. En l’espace de quelques jours, OpenAI et xAI ont chacun signé des accords pour déployer leurs IA dans des environnements classifiés de l’armée américaine. La seule différence entre les deux ? L’emballage marketing.

Altman a admis sur X que l’accord avec le Pentagone était « clairement précipité ». Traduction : quand le gouvernement t’appelle pour remplacer un concurrent trop vertueux, tu ne fais pas la fine bouche. OpenAI se défend en mettant en avant des « safeguards » contre la surveillance de masse domestique. Mais crois-tu vraiment que ces clauses tiendront face aux exigences d’une agence de renseignement en mode panique ? L’histoire nous a appris que les « lignes rouges » en temps de paix deviennent des suggestions en temps de crise.

Pendant ce temps, Musk, jamais en reste, a verrouillé un deal pour intégrer Grok dans les systèmes militaires classifiés. Le même Grok qui, rappelons-le, a généré du contenu pédopornographique il y a quelques mois. Rien de tel qu’une IA qui hallucine pour prendre des décisions stratégiques, non ? Mais bon, quand le Pentagone ouvre son portefeuille, les scrupules s’envolent. La « sécurité nationale » est devenue le mot magique pour justifier n’importe quel partenariat douteux.

Le plus ironique dans cette histoire, c’est le positionnement d’Anthropic. Pendant des années, Dario Amodei a publié des essais sur les risques existentiels de l’IA, tout en levant des milliards. Mais quand il a dû mettre ses principes en pratique face au Pentagone, il a tenu bon. Résultat : blacklisté. Le safety-washing rencontre ses limites quand la réalité frappe à la porte. Pendant ce temps, OpenAI et xAI, moins regardants, empochent les contrats.

Les utilisateurs commencent à boycotter ChatGPT, et c’est compréhensible. Personne n’a envie que ses conversations avec une IA servent indirectement à affiner des algorithmes de surveillance ou de ciblage. Mais est-ce que ces boycotts changeront quoi que ce soit ? Probablement pas. Les deals avec le Pentagone sont trop juteux, et la compétition entre géants de l’IA est trop féroce pour laisser la morale entraver les profits.

Au final, cette séquence révèle une vérité crue : dans la course à l’IA, les principes éthiques sont négociables. Anthropic a joué la carte de l’intégrité et s’est fait écarter. OpenAI et Musk ont opté pour le pragmatisme et raflent la mise. Quand Altman parlera de risques existentiels, souviens-toi de cette semaine de mars 2026. Les mots sont une chose, les actes en sont une autre.


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