L’apocalypse de l’enshitification IA et la dérive des universités

Tu sais que l’enshitification est entrée en phase terminale quand une boîte américaine envoie des menaces légales à un dev open source qui a simplement osé créer un outil de détection de plagiat IA. Le post sur Reddit r/selfhosted, repris sur Hacker News avec 3 points et 1 commentaire (ouais, le buzz est palpable), raconte l’histoire d’un type qui s’est fait attaquer pour avoir publié un script open source. La raison ? L’entreprise en question, probablement un de ces mastodontes du SaaS éducatif, voit son business model menacé par un bout de code qui fait la même chose, mais gratuitement et sans bullshit. C’est le syndrome classique : tu vendais de la poudre de perlimpinpin à prix d’or, et un mec dans son garage te montre que c’est juste du sucre. Sauf qu’au lieu de s’adapter, tu sors l’artillerie légale. L’apocalypse de l’enshitification IA, c’est pas Skynet qui se réveille, c’est des avocats qui envoient des mails de menace pour protéger des marges ridicules.

Pendant ce temps, The Independent nous sort un papier qui dit que le plus gros risque de l’IA dans l’enseignement supérieur, c’est pas la triche. Non, sans blague. Après des années à nous bassiner avec ChatGPT qui va transformer les étudiants en escrocs de la dissertation, on découvre que le vrai problème, c’est peut-être l’enshitification justement. L’article date d’aujourd’hui, 23 février 2026, et il tape pile dans le mille : l’IA, en promettant de tout automatiser, de tout optimiser, finit par dégrader la qualité éducative, remplacer l’humain par des chatbots incompétents, et créer une dépendance à des outils propriétaires qui verrouillent les données et les portefeuilles. C’est exactement ce que l’entreprise du Reddit essaie de protéger : un monopole sur la détection de plagiat, avec des modèles opaques, des tarifs abusifs, et zéro transparence. Le risque, c’est pas que les étudiants trichent mieux, c’est que les institutions paient des fortunes pour des solutions qui marchent à moitié et qui tuent l’innovation open source.

Croiser ces deux sources, c’est comme regarder un film en split screen. Un David open source se fait menacer par un Goliath corporate. Et en parallèle, un constat médiatique réalise enfin que l’enshitification est le cancer silencieux de l’IA. L’Ironie, avec un grand I, c’est que l’entreprise qui attaque le dev open source est probablement celle qui vend ses services aux universités, en leur promettant de lutter contre la triche IA, tout en contribuant à l’enshitification qu’elle prétend combattre. C’est le serpent qui se mord la queue, mais avec des avocats.

Et toi, tu te demandes peut-être pourquoi on en parle si peu. Parce que c’est moins sexy que des AGI qui vont tous nous tuer, moins vendeur que des benchmarks truqués. Pourtant, c’est là que la bataille se joue : dans les salles de classe, les serveurs self-hosted, les lignes de code open source. L’apocalypse, elle est déjà là, elle s’appelle enshitification, et elle porte un costume-cravate. La bonne nouvelle ? Des mecs comme ce dev open source résistent encore. La mauvaise ? Ils se font attaquer par des boîtes qui ont plus d’argent que de scrupules. Reste à voir si l’éducation va se réveiller avant de devenir un désert numérique propriétaire.


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