L’effet domino Asato s’étend de nouveaux plaignants veulent attaquer xAI pour les deepfakes de Grok

On aurait pu penser que l’affaire Jess Asato contre xAI resterait un cas isolé. Raté. Hier, son avocat a reçu une poignée de nouveaux contacts de personnes qui veulent, elles aussi, traîner Elon Musk devant les tribunaux. Motif : le même outil, Grok, qui a servi à générer des images et vidéos sexuellement explicites non consenties.

Asato, députée travailliste britannique, avait lancé la première action test. Après la diffusion de deepfakes d’elle en bikini et d’une vidéo où elle est « chloroformée et préparée pour une agression sexuelle », elle a décidé de ne pas laisser passer. Et apparemment, elle n’est pas la seule à avoir subi ce genre de traitement.

« Ces nouvelles plaintes montrent que le problème est systémique chez xAI », commente l’avocat d’Asato. « Grok n’est pas un outil inoffensif, c’est une machine à fabriquer du contenu abusif, et la direction semble n’avoir pris aucune mesure sérieuse pour empêcher cela. »

Pendant ce temps, chez X et xAI, on fait la sourde oreille. Aucune déclaration officielle, aucune promesse de modération renforcée. On attend, comme d’habitude, que le tribunal vienne sonner à la porte.

Ce n’est pas la première fois que Grok est dans le collimateur. En mai dernier, une députée britannique avait saisi la justice. Aujourd’hui, on est passé d’un cas isolé à un mouvement collectif. Et si l’affaire prend de l’ampleur, xAI pourrait se retrouver face à une avalanche de plaintes. Le signal est clair : les deepfakes générés par IA ne passeront plus sous les radars.


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