T’as passé les cinq dernières années à entendre que l’IA allait tout révolutionner : ton taf, tes études, ta vie. Les gourous du secteur te vendaient du rêve à grand renfort de « disruption » et de « productivité décuplée ». Sauf que maintenant, les premiers concernés, les Gen Z, commencent à se demander si on ne les a pas un peu enfilés. Une étude récente montre que leur enthousiasme pour l’IA a dégringolé de 14% depuis 2025, pendant que la colère et l’anxiété grimpent en flèche. Le réveil est brutal, et il sent la sueur froide du bullshit démasqué.
Pourquoi ce revirement ? Parce que sur le terrain, la réalité mord. Au boulot, l’IA promettait de te libérer des tâches chiantes, mais en vrai, elle sert surtout à surveiller ta productivité, automatiser des postes et te mettre la pression pour « collaborer » avec un chatbot qui hallucine à tour de bras. Les boîte te balancent Copilot ou l’équivalent maison en te disant que c’est pour t’aider, mais derrière, c’est pour réduire les coûts et fliquer ton temps passé sur Slack. Tu te retrouves à devoir corriger les conneries générées par l’IA tout en justifiant pourquoi tu n’es pas remplaçable. Sympa comme ambiance.
Sur les campus, c’est pas mieux. Les facs ont sauté sur le wagon IA pour te vendre des formations « future-proof » à prix d’or, mais une fois diplômé, tu te tapes un marché du travail où les emplois entry-level se font bouffer par l’automatisation. Et pendant ce temps, les mêmes boîtes qui te remplacent par des scripts te demandent de maîtriser l’IA pour postuler. Le cercle vicieux parfait : on te forme à un outil qui va te rendre obsolète, et on te fait payer pour le privilège. Pas étonnant que l’anxiété monte.
Les Z ne sont pas des technophobes attardés – ils ont grandi avec des smartphones et des réseaux sociaux, ils savent que la tech fait partie du jeu. Mais ils ont aussi vu les dégâts : la désinformation à grande échelle, les biais algorithmiques qui renforcent les inégalités, les modèles qui génèrent de la merde en série tout en coûtant une blinde en électricité. Quand OpenAI, Anthropic et compagnie te parlent de risques existentiels tout en levant des milliards pour accélérer la course, ça sonne creux. C’est du safety-washing à grande échelle, et les jeunes, eux, le vivent au quotidien.
Sam Altman et Dario Amodei peuvent pondre des essais de 20 000 mots sur l’apocalypse algorithmique, mais dans la vraie vie, c’est leur IA qui t’enlève des opportunités et te fout la pression. Musk, lui, génère de la pédopornographie avec Grok et répond par des emojis. Le grand écart permanent, et les Z sont les premiers à la subir. Ils en ont marre d’être les cobayes d’une hype qui profite surtout aux investisseurs et aux gourous LinkedIn.
Alors oui, ils reconnaissent que l’IA sera centrale dans le futur – impossible de l’ignorer. Mais ils exigent de la transparence, de la responsabilité, et moins de bullshit. Ils veulent des assistants, pas des remplaçants. Et si le secteur continue à promettre la lune pour livrer des PowerPoint, la chute de 14% n’est que le début. La gueule de bois IA, ça fait mal, mais au moins, ça réveille.
Quand un CEO te parle de « révolution », demande-lui combien de postes il a supprimés grâce à l’IA. La réponse risque de te couper l’appétit.
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