Une démission qui détonne chez OpenAI

Alors que Sam Altman continue de jouer les prophètes apocalyptiques en costume, OpenAI s’est mis à vendre ses joujoux à l’armée américaine. Résultat : la responsable hardware et robotique, Caitlin Kalinowski, a rendu son tablier ce week-end. Pas un départ discret pour « poursuivre d’autres projets », non : elle balance direct que l’accord avec le Pentagone manquait de réflexion, et qu’elle flippe sur la surveillance de masse et l’autonomie létale. Un sacré pavé dans la mare pour une boîte qui passe son temps à geindre sur les risques existentiels.

Kalinowski, une pointure du hardware (ex-Apple, Meta), pilotait l’équipe robotique chez OpenAI. Son départ, annoncé hier, n’est pas une surprise de dernière minute. Elle a visiblement pris la mouche quand OpenAI a signé un contrat avec le Département de la Défense, sans trop se poser de questions éthiques. « Manque de délibération », elle dit. Traduction : ils ont foncé tête baissée pour gratter des dollars militaires, et les garde-fous, c’était pour plus tard. Ou jamais.

C’est d’une ironie ! OpenAI passe son temps à nous bassiner avec ses comités de sécurité et ses mises en garde sur l’IA qui va nous exterminer. Mais quand il s’agit de filer leurs modèles à l’armée, là, bizarrement, plus personne pour demander « Et si on réfléchissait deux minutes ? ». Kalinowski a eu le courage de dire stop, et elle a raison. Parce qu’une boîte qui vend à la fois des rêves d’assistants bienveillants et des outils de surveillance, ça pue l’hypocrisie à plein nez.

Sam Altman et sa bande sont coincés. Ils doivent justifier leur valorisation astronomique et leurs 12 milliards de pertes par trimestre. En même temps, ils se drapent dans la vertu en parlant d’alignement et de sécurité. Sauf que la réalité, c’est que l’argent du Pentagone, c’est du cash facile, et qu’OpenAI n’a pas résisté à la tentation. Kalinowski, elle, a préféré garder ses principes. Un geste rare dans ce milieu où tout le monde court après les levées de fonds, peu importe l’origine.

Et toi, tu penses quoi ? Une boîte d’IA a-t-elle le droit de travailler avec l’armée sans devenir complice des pires dérives ? Ou est-ce juste du business comme un autre, avec en bonus une démission médiatique pour faire joli ? En attendant, OpenAI perd une cheffe expérimentée, et sa crédibilité éthique prend un nouveau coup. Pas sûr que leur prochain papier sur la sécurité des agents IA soit pris au sérieux après ça.

Sources : TechCrunch et The Decoder.


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