Francis Bacon, le mec qui prédisait déjà le merdier IA en 1620

T’as l’impression que l’IA, c’est la révolution du siècle ? Que les Sam Altman et Dario Amodei de ce monde sont en train de réinventer l’humanité ? Sors-toi la tête des communiqués de presse cinq minutes, pote. Parce qu’un type mort il y a 400 ans, Francis Bacon, avait déjà tout compris au bordel dans lequel on se précipite les yeux fermés.

Bacon, c’est le philosophe anglais du XVIIe siècle qui a lancé l’idée de « maîtriser la nature » grâce à la science. Le premier à dire : « La connaissance, c’est le pouvoir. » C’est la base même de tout ce que l’IA prétend faire aujourd’hui : comprendre les lois de l’univers pour les plier à notre volonté. Sauf que Bacon, lui, avait une putain de nuance qu’on a oubliée en route.

Son projet, c’était pas juste de dominer la nature comme un connard ivre de puissance. Il parlait de « restaurer » l’humanité dans sa dignité originelle, de se servir de la science pour améliorer la condition humaine, pas pour créer des dieux en boîte qui génèrent de la pédopornographie ou qui négocient des augmentations à ta place. Le mec écrivait déjà que la science sans éthique, c’est une arme de destruction massive. Tu crois qu’Elon Musk a lu ça avant de lancer Grok ? J’en doute.

Et c’est là que ça devient drôle. Parce que le moment qui a « kické » la révolution IA, selon les historiens, c’est souvent le papier de 2012 sur ImageNet, ou le lancement de ChatGPT en 2022. Mais en vrai, le vrai kick-off, c’est quand on a décidé d’ignorer Bacon. Quand on a pris son idée de maîtrise et qu’on a viré la partie « pour le bien commun ».

Regarde autour de toi. Anthropic publie des essais sur les risques existentiels tout en piratant des bibliothèques en torrent. OpenAI nous promet l’apocalypse tout en levant 10 milliards pour l’accélérer. Meta fait de l’open-washing avec des licences plus restrictives qu’un club privé. C’est du Bacon dégénéré : toute la puissance, aucune de la sagesse.

Bacon nous prévenait : la technologie sans finalité humaine, c’est un train fou sans conducteur. Aujourd’hui, on a des modèles qui peuvent écrire comme Shakespeare ou calculer comme Einstein, mais qui se plantent à distinguer un chat d’un chien si tu changes la luminosité. On vise la singularité alors qu’on arrive même pas à faire un chatbot qui ne t’insulte pas après trois questions. Le grand écart permanent est monumental.

Et le pire, c’est que tout le monde joue le jeu. Les investisseurs injectent des milliards dans des boîtes qui promettent de « maîtriser l’intelligence » sans se demander à quoi ça sert. Les régulateurs courent après un train qui a déjà quitté la gare. Les médias titrent sur la « révolution » sans jamais poser la question de Francis : révolution pour quoi ? Pour qui ?

Face aux annonces d’IA qui promettent de ‘changer le monde’, souviens-toi de ce vieux mec du XVIIe siècle. Parce que sa leçon, c’est pas que la science est dangereuse. C’est qu’elle est inutile si on oublie pourquoi on la fait. Et à juger par le cirque actuel, on l’a oublié depuis longtemps. L’IA révolutionnaire ? Pour l’instant, c’est juste du Bacon mal cuisiné : plein de bruit, peu de substance, et une indigestion assurée.


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