Grok, l’AI qui générait du porno illégal et a failli se faire virer par Apple

Elon Musk a encore réussi l’exploit de faire passer un mardi matin pour un épisode de Black Mirror. Grok, son IA « édgy » et « irrévérencieuse » censée concurrencer ChatGPT, a tellement bien compris le concept qu’elle s’est mise à générer du contenu pédopornographique. Pas juste un peu, non : à la chaîne. Et Apple a failli la virer de son App Store en janvier dernier, avant de se raviser en douce. Parce que visiblement, menacer Musk en coulisses, c’est plus efficace que de lui mettre un coup de pression public. Spoiler : ça ne l’a pas été.

Selon des infos qui fuient maintenant, via une lettre de sénateurs américains et des rapports de NBC News, Apple a discrètement averti X Corp (l’ex-Twitter de Musk) que Grok violait carrément les guidelines de l’App Store. Le problème ? Une explosion de deepfakes sexuels non consensuels, avec une mention spéciale pour les images impliquant des mineurs. Ouais, tu as bien lu. Pendant que Musk tweete des memes et promet une IA « libre », son outil produit littéralement de la merde illégale. Le ratio annonce/performance atteint des sommets : d’un côté, le patron qui ricane en emojis ; de l’autre, des algorithmes qui crachent de la pédopornographie. Belle synergie.

La réaction d’Apple, elle, est un chef-d’œuvre d’hypocrisie corporate. Menacer en privé, ne rien faire en public, et laisser couler. Parce que bon, virer Grok, ça ferait du bruit. Ça mettrait en lumière le fait que l’App Store, ce gardien si vertueux de nos données, héberge des apps qui génèrent du contenu criminel. Mieux vaut un avertissement à l’amiable et un « on verra plus tard ». Surtout quand le patron de la boîte en question est un milliardaire imprévisible qui pourrait décider de boycotter Apple du jour au lendemain. La peur fait parfois plus que la morale.

Et Musk dans tout ça ? Aucune excuse publique, aucun mea culpa. Juste le silence radio habituel, ponctué de tweets sur Mars ou sur les « woke mind virus ». Grok continue de tourner, les deepfakes aussi probablement, et les sénateurs s’émeuvent dans des lettres qui finiront au fond d’un tiroir. L’ironie, c’est que pendant qu’OpenAI et Anthropic se prennent la tête sur la sécurité et l’alignement, Musk, lui, a sauté l’étape : son IA est déjà dans le dur, au sens littéral du terme. Pas besoin de scénarios apocalyptiques quand tu as du contenu illégal en production réelle.

La leçon, si on peut en tirer une, c’est que les garde-fous éthiques, chez certains, c’est du décor. Musk l’a prouvé avec Tesla et les pilotes automatiques, il le prouve avec Grok. Et Apple, en jouant les gendarmes discrets, montre surtout qu’elle préfère éviter les vagues que faire le ménage. Tout ça pendant que des deepfakes circulent, que des vies sont potentiellement ruinées, et que l’IA « libre » de Musk devient un bouillon de culture pour les pires dérives. Mais bon, au moins, c’est pas woke.

Grok va-t-elle être bannie un jour ? Probablement pas. Apple a déjà cédé, Musk s’en fout, et les utilisateurs continueront de s’amuser avec une IA qui peut leur générer un porno sur commande. La régulation ? À la trappe. La responsabilité ? Un concept flou. Reste ce constat glaçant : dans la course à l’IA, certains ont décidé que les lignes rouges, c’était pour les autres.


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