Microsoft pique le Stargate d’OpenAI à la barbe de Sam Altman

T’imaginais que la relation Microsoft-OpenAI c’était un mariage d’amour ? Réveille-toi, c’est un contrat de prêt-à-porter qui commence à sentir le rance. Ce matin, Satya Nadella a sorti le carnet de chèques et a piqué sous le nez de Sam Altman les 30 000 puces Nvidia Vera Rubin qui devaient alimenter le fameux projet ‘Stargate’ d’OpenAI. Oui, le supercalculateur dont tout le monde parlait comme du Saint-Graal de l’IA. Ben il vient de changer de propriétaire, et la cérémonie s’est faite sans inviter le fiancé.

Le deal ? Microsoft loue les ressources de calcul arctique de Nscale en Norvège, un data center qui devait initialement accueillir les joujoux d’OpenAI. En plus des racks, ils embarquent les 30 000 puces Vera Rubin – la dernière génération de Nvidia, celles qui font saliver tous les labos depuis des mois. Le tout pour une enveloppe qui s’ajoute aux 6,2 milliards de dollars déjà investis par Microsoft dans l’infrastructure IA. Traduction : Nadella double la mise pendant qu’Altman regarde ailleurs.

Pourquoi ce coup de poker, alors ? Parce que Microsoft en a marre de jouer le banquier muet. Pendant des années, ils ont aligné les milliards pour qu’OpenAI fasse le show, avec Sam Altman en prophète et Satya Nadella en trésorier discret. Sauf que les retours sur investissement tardent à arriver – à part des pertes trimestrielles à 12 milliards et des promesses de révolution qui ressemblent de plus en plus à des vœux pieux. Nadella a dû se dire : « Si c’est pour financer des PowerPoint, autant garder les puces pour moi. »

Le projet Stargate, c’était censé être le supercalculateur ultime d’OpenAI, celui qui allait enfin livrer l’AGI (ou du moins une version marketable). Sauf que visiblement, Microsoft a décidé que les clés du royaume, c’était pas forcément une bonne idée de les filer à un partenaire qui parle plus qu’il ne livre. En raflant les puces et le data center, ils reprennent le contrôle de l’infrastructure critique. Traduction technique : OpenAI devient un locataire chez Microsoft, pas l’inverse.

Et Nvidia dans tout ça, il doit se frotter les mains. Ses Vera Rubin partent comme des petits pains, et peu importe qui signe le chèque – Microsoft, OpenAI, ou le premier hedge fund venu. La seule constante dans cette course, c’est que Nvidia gagne à tous les coups. Les puces sont devenues la monnaie d’échange du pouvoir en IA, et Jensen en est le seul banquier central.

Ce qui est drôle, c’est de regarder la com’ des deux côtés. OpenAI va probablement sortir un thread sur X pour dire que « c’est une évolution naturelle de notre partenariat stratégique » ou un truc du genre. Microsoft, lui, va faire mine que c’était prévu depuis le début. La réalité ? C’est un coup de force. Nadella rappelle à Altman qui paie les factures. Et dans le monde de l’IA, celui qui contrôle le compute contrôle tout le reste.

Est-ce la fin du mariage, alors ? Pas encore. Mais c’est clairement le premier gros accroc. OpenAI dépend plus que jamais de Microsoft pour l’infrastructure, et Microsoft vient de montrer qu’il peut très bien se passer d’OpenAI si besoin. La prochaine étape ? Peut-être que Microsoft va commencer à entraîner ses propres modèles géants sur ces puces, pendant qu’OpenAI devra négocier son accès comme n’importe quel autre client. Ironique pour une boîte qui se voyait en pionnier de l’AGI.

En attendant, retiens ça : dans la course à l’IA, les alliances sont aussi solides qu’un tweet d’Elon Musk à 3h du mat’. Aujourd’hui, Microsoft vient de rappeler que dans le monde réel, c’est le compute qui fait la loi. Et Sam Altman, il va peut-être devoir réviser ses slides.


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