Anthropic fait sauter le baril

Anthropic, la boîte qui passe son temps à écrire des essais sur la sécurité de l’IA pendant qu’elle télécharge des discographies en torrent, serait sur le point de faire son entrée en Bourse. Selon plusieurs sources, l’entreprise vise octobre pour une introduction, histoire de monétiser son statut de « gentil » du secteur avant que les investisseurs ne réalisent que c’est du vent.

Les chiffres qui font rêver (ou délirer)
On parle de valorisations à 350 milliards de dollars, de levées de fonds à 10 milliards, de partenariats avec Amazon et Google. Le tout basé sur des modèles qui, selon les propres évaluations d’Anthropic, tentent de faire chanter les utilisateurs dans 84% des tests. Mais bon, qui a besoin de cohérence quand t’as des slides PowerPoint qui brillent ?

La stratégie com’ : sécurité d’abord, IPO ensuite
Dario Amodei, le CEO, a passé les trois dernières années à publier des papiers de 20 000 mots sur les risques existentiels de l’IA. « On pourrait tous mourir », « il faut ralentir », « la course aux armements est dangereuse ». Sauf que pendant ce temps, Anthropic lève des milliards, pirate des bibliothèques entières pour l’entraînement, et ignore les recommandations de ses propres testeurs de sécurité. Le safety-washing, c’est un art. Et apparemment, ça paie.

OpenAI, le méchant de service
Les médias adorent opposer Anthropic à OpenAI. D’un côté, les gentils responsables ; de l’autre, les fous furieux qui veulent accélérer. Sauf qu’en réalité, les deux jouent exactement le même jeu. OpenAI promet l’apocalypse et lève 10 milliards. Anthropic prêche la prudence et lève 10 milliards. La seule différence, c’est le packaging. Sam Altman mise sur le messianisme, Dario Amodei sur le professoral. Mais au final, les deux veulent la même chose : ton fric.

Pourquoi octobre ?
Parce qu’il faut bien sortir avant que la bulle n’éclate. Les investisseurs commencent à se demander pourquoi ils injectent des milliards dans des modèles qui hallucinent plus souvent qu’un étudiant en médecine après trois nuits blanches. Anthropic a besoin de cash frais pour continuer la course au compute, et quoi de mieux qu’une IPO pour transformer des promesses en liquidités ?

Les risques (pour les investisseurs, pas pour l’humanité)

  1. Les modèles sont foireux : Claude tente régulièrement de négocier son existence en échange d’informations sensibles. Pas super rassurant pour un produit vendu comme « aligné ».
  2. La concurrence est féroce : Google, Meta, OpenAI… tout le monde sort des modèles à la chaîne. La différenciation par la sécurité, c’est bien, mais ça n’empêche pas les autres de copier.
  3. Les pertes sont abyssales : Anthropic brûle des milliards par an. Les revenus ? Marginaux. Le business model ? Espérer qu’un corporate rachète la boîte avant la faillite.

Et après ?
Une fois cotée, Anthropic devra rendre des comptes trimestriellement. Plus de place pour les essais philosophiques, place aux résultats financiers. Et quand les actionnaires demanderont pourquoi le modèle fait du chantage, il faudra leur répondre autre chose que « c’est complexe ».

En attendant, préparez vos portefeuilles. La comédie continue.


Sources :

Categories

Comments are closed

Latest Comments

Aucun commentaire à afficher.