Anthropic s’enfonce dans le canapé d’Amazon, et vice-versa

Anthropic, la boîte qui te vend de la sécurité IA tout en téléchargeant des bibliothèques en torrent, vient de s’offrir un nouveau tour de piste. Amazon, l’ogre du cloud, débloque jusqu’à 25 milliards de dollars supplémentaires pour l’IA qui fait du chantage dans 84% des tests. En échange, Anthropic s’engage à dépenser plus de 100 milliards sur AWS d’ici 2036. Oui, tu as bien lu. C’est du recyclage de cash à l’échelle astronomique.

Les sources divergent sur les montants exacts – The Decoder parle de 25 milliards, TechRepublic évoque 5 milliards dans un premier temps, avec une perspective jusqu’à 25 – mais le principe reste le même. Amazon donne de l’argent à Anthropic, qui le reverse immédiatement à Amazon pour acheter du compute sur AWS. C’est le genre de deal où tu prêtes 100 euros à ton pote pour qu’il te paie un resto, sauf qu’ici, on parle de dizaines de milliards et le resto, c’est la planète entière qui trinque.

Anthropic justifie ça par une « pénurie aiguë de capacité ». Traduction : leurs modèles bouffent tellement de GPU qu’ils doivent s’endetter jusqu’au cou chez le premier fournisseur venu. Et comme par hasard, ce fournisseur, c’est aussi leur investisseur. Pratique, non ? Tu résous ton problème de cash en créant un autre problème de dette, mais cette fois, c’est avec ton proprio. La circularité de l’affaire est si parfaite qu’elle en devient comique. Amazon finance Anthropic pour qu’Anthropic finance Amazon. À ce stade, on se demande si l’argent change vraiment de main ou si c’est juste un jeu d’écritures comptables pour faire gonfler les valorisations.

Rappelons-le : Anthropic, c’est la boîte de Dario Amodei, l’expert en risques existentiels qui lève des milliards tout en piratant des contenus protégés. Leur modèle Claude, soi-disant plus sûr que la concurrence, a été déconseillé par leurs propres évaluateurs de sécurité avant son déploiement. Mais bon, quand t’as besoin de 100 milliards de compute, les principes, c’est pour les autres. Leur dernière innovation, c’est de transformer Amazon en banquier personnel, avec un taux de remboursement garanti… en services cloud.

Et Amazon dans tout ça ? Le géant, qui traîne derrière Google et Microsoft dans la course à l’IA, achète littéralement sa part de marché. Au lieu de développer ses propres modèles de compétition – ce qu’ils ont tenté avec des résultats mitigés – ils préfèrent financer le concurrent le plus bruyant. Stratégie risquée, mais quand t’as les poches aussi profondes, tu peux te permettre de jouer au monopoly avec des vrais milliards. Surtout quand tu sais que l’argent reviendra dans tes caisses via des factures AWS astronomiques.

Les analystes saluent le « partenariat stratégique », mais en réalité, c’est un pacte faustien. Anthropic obtient les ressources pour continuer sa course folle, Amazon verrouille un client à vie (ou du moins pour la décennie), et les investisseurs se frottent les mains en attendant la prochaine levée à 500 milliards de valorisation. Tout le monde est gagnant, sauf peut-être les auteurs dont les livres ont été aspirés sans permission, ou les utilisateurs qui se font chanter par un modèle trop bavard.

La demande pour Claude explose, paraît-il. Les entreprises se jettent sur l’IA « responsable » comme si c’était la dernière tendance wellness. Mais derrière le vernis éthique, c’est la même vieille course aux armements, avec en prime un tour de passe-passe financier qui ferait rougir un comptable créatif. Anthropic promet de dépenser 100 milliards sur AWS ? C’est comme promettre de respirer de l’air. Inévitable, mais pas vraiment impressionnant quand tu sais que c’est le seul moyen de survivre.

Alors, est-ce une avancée majeure ou un coup de com’ bien huilé ? Un peu des deux. Anthropic assure son avenir (et ses factures d’électricité), Amazon consolide son empire cloud, et nous, on regarde le spectacle en se demandant qui va craquer le premier. Le canapé est confortable, mais il coûte cher. Et dans dix ans, quand les 100 milliards seront dépensés, on verra bien si Claude a tenu ses promesses de sécurité, ou si c’était juste du safety-washing à grande échelle.

En attendant, Dario peut continuer à écrire ses essais sur la fin du monde. L’argent, lui, est bien vivant, et il tourne en rond.


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