T’as deux nouvelles ce matin qui résument à merveille le délire ambiant dans l’IA. L’Inde sort le chéquier pour devenir un hub d’infrastructure avec 200 milliards de dollars d’investissements visés d’ici 2028 et 20 000 GPUs ajoutées. Parallèlement, un fonds activiste te dit que Toto, le roi japonais des toilettes, est en fait une opportunité d’investissement IA sous-évaluée grâce à ses activités annexes dans la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs. Non, je ne fume rien, c’est juste l’état du secteur en 2026 : tout le monde veut sa part du gâteau, même si ça signifie transformer des chiottes en actions tech.
Commençons par l’Inde, parce que c’est le plus sérieux des deux. Le gouvernement indien a décidé que jouer les sous-traitants pour les GAFA, c’était bien, mais que contrôler l’infrastructure critique, c’était mieux. Leur plan : attirer plus de 200 milliards de dollars d’investissements dans l’IA d’ici 2028, avec un premier coup de collier de 20 000 GPUs ajoutées en mode « compute partagé ». En gros, ils veulent devenir le cloud à bas coût de l’IA, la version low-cost d’Azure ou AWS, mais avec du curry et moins de régulation. C’est ambitieux, surtout quand tu vois que même les États-Unis et la Chine galèrent à sécuriser suffisamment de puces. Mais bon, avec une main-d’œuvre ingénieuse et des coûts opérationnels faibles, pourquoi pas ? Sauf que derrière les annonces, il y a la réalité : 20 000 GPUs, c’est peanuts à l’échelle mondiale. Nvidia en vend ça en une semaine de bonne humeur. Et attirer 200 milliards ? Ça suppose que les investisseurs croient au storytelling plus qu’aux benchmarks. Ils le font toujours, cela dit.
Passons au côté absurde de la force. Le Financial Times nous apprend que Palliser, un fonds activiste, pense que Toto – oui, le fabricant de toilettes japonais qui a révolutionné le petit coin avec des sièges chauffants et des jets d’eau – est en fait un « play IA » sous-évalué. Pourquoi ? Parce qu’ils ont une filiale dans la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs. Traduction : ils font peut-être des valves ou des composants pour les usines de puces, et du coup, ça vaut de l’or. On atteint des sommets dans la spéculation. Bientôt, on va nous dire que le boulanger du coin est une pépite crypto parce qu’il utilise un four numérique. Palliser pousse Toto à investir plus dans ce sideline, histoire de faire monter l’action et de cash out avant que quelqu’un ne remarque que vendre des chiottes, même connectées, c’est pas la même chose que fabriquer des H100.
Ce qui est drôle, c’est que ces deux histoires illustrent parfaitement la bulle IA. Des États misent des fortunes sur une infrastructure qu’ils ne maîtrisent pas encore, en espérant devenir indispensables. Des investisseurs chassent la moindre parcelle de tech, même si elle sent le désinfectant. L’Inde joue la carte du long terme, Toto celle de l’opportunisme à court terme. Les deux sont probablement surévalués, mais dans ce marché, la rationalité a pris ses vacances.
Et toi, tu fais quoi ? Tu investis dans des GPUs indiennes ou dans des actions de toilettes ? La réponse est simple : attends que la poussière retombe. Parce que quand tout le monde veut être dans l’IA, même ton WC, c’est que le crash n’est pas loin.
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