C’était écrit. Après des mois à bouffer du Qwen et du Doubao comme s’il n’y avait pas de lendemain, l’Europe va peut-être devoir passer au sevrage. Selon Reuters, le ministère chinois du Commerce a convoqué Alibaba, ByteDance et Z.ai le mois dernier pour causer restrictions d’accès aux modèles d’IA les plus balèzes du pays. Objectif officiel : pas question que la technologie nationale finisse dans les pattes de puissances étrangères. Traduction : on fait comme les ricains, on garde nos joujoux pour nous.
Et là, l’Europe est dans la sauce. Parce que depuis des mois, startups et labos européens se sont habitués à la manne des modèles chinois open source, souvent moins chers et parfois meilleurs que ce que proposent les américains. Une petite douille bien pratique pour économiser sur le coût des tokens. Sauf que si Pékin ferme le robinet, le Vieux Continent devra soit se tourner vers les modèles américains (plus chers et sous sanctions potentielles), soit tenter de développer ses propres trucs. Ce ne sera pas simple.
Les deux superpuissances traitent donc l’IA comme un actif stratégique, et l’Europe, au milieu, est le dindon de la farce. La guerre commerciale version algorithmique vient de prendre un tour plus corsé. On n’a qu’une envie : faire tourner un petit chatbot sans se prendre la tête.
La balle est dans le camp de Bruxelles. On peut parier qu’ils vont pondre un énième règlement dans six mois, le temps que tout le monde se soit déjà adapté ? Moi, je passe mon tour.
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