L’Amérique a décidé que les petits boîtiers qui font voyager la lumière dans les datacenters étaient une menace existentielle. Une nouvelle qui sent la guerre froide, sauf qu’ici, le champ de bataille c’est la fibre optique.
Comme on le disait le 22 juillet : Washington préparait la douane pour bloquer l’IA chinoise. Eh ben ça se précise. Selon Reuters, rapporté par The Guardian, la FCC est en train de rédiger une mesure pour interdire l’importation de nouveaux modèles de transceivers optiques chinois. Tu sais, ces petites bêtes qui convertissent les signaux électriques en lumière pour que tes données traversent les câbles à la vitesse du photon. Sans elles, ton cloud devient un tas de serveurs muets.
Quatre personnes au courant ont glissé que les officiels espèrent publier la mesure avant la fin de l’année. On n’est pas dans l’hypothèse, c’est en cours.
Et ce n’est pas le seul front. Le New York Times rapporte que la Maison Blanche a aussi discuté de sanctions et d’interdictions cloud contre les modèles open-weight chinois. Et là, c’est le drame. Parce que la Silicon Valley ne parle pas d’une seule voix. OpenAI et Anthropic poussent pour les restrictions, sans surprise. Mais Nvidia, Google et Meta ont serré les rangs contre. Résultat : Washington a reculé, pour l’instant. Une décision est attendue avant la visite de Xi Jinping en septembre.
Et maintenant, on a une belle incohérence : interdire les transceivers chinois dans les datacenters tout en laissant les modèles ouverts chinois faire des petits dans le code open source. C’est le grand écart permanent.
Le truc croustillant, c’est que ces transceivers sont fabriqués par des boîtes comme Innolight ou Eoptolink. Si la FCC passe à l’acte, les datacenters américains devront trouver d’autres fournisseurs. Bon courage pour remplacer du matériel qui marche bien juste parce qu’il vient de Shenzhen.
Pendant ce temps, les entreprises chinoises rigolent : elles viennent de démontrer que leurs modèles open source peuvent rivaliser avec les poids lourds américains, et maintenant on veut leur couper les câbles ? Ou leur vendre des câbles ? Tout se mélange.
La vérité, c’est que Washington veut la guerre, mais pas celle qui coûte trop cher. Les sanctions, oui, mais pas celles qui fâchent les actionnaires de Nvidia. Résultat : on bricole des interdictions partielles, on temporise, et la Chine continue d’installer ses transceivers partout dans le monde.
Alors, si un datacenter plante, c’est peut-être la FCC la vraie cause du lag.
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