Pape Léo XVI s’est encore réveillé ce matin avec une urgence existentielle. Non, pas un schisme, pas une crise pédophilique, pas une banqueroute financière — ça, c’est du quotidien. Non, cette fois, c’est l’intelligence artificielle. Encore. Selon The Independent, qui semble aussi obsédé que le Saint-Siège, le pontife multiplie les avertissements solennels sur les dangers de l’IA. Pourquoi ? Parce que quand même le Vatican, institution pas exactement connue pour sa modernité effrénée, te dit « attention, ça pourrait mal tourner », tu devrais peut-être te poser des questions. Surtout si tu es du genre à croire qu’OpenAI va sauver l’humanité.
Mais creusons. Le Pape, dans ses déclarations, parle d' »agents IA » qui pourraient « dépasser l’humain », de « risques éthiques », de « perte de contrôle ». Des trucs que Dario Amodei d’Anthropic écrit dans des essais de 20 000 mots avant de lever 10 milliards pour y participer. La différence ? Léo XVI, lui, il n’a pas de valorisation à 350 milliards à défendre. Juste une âme à sauver — et accessoirement, une institution qui a survécu à deux millénaires en évitant soigneusement les innovations trop rapides. Alors oui, il s’inquiète. Parce que regarde autour : Sam Altman promet l’apocalypse tout en poussant pour plus de compute, Elon Musk génère de la merde avec Grok et répond par des emojis, et Google défonce des benchmarks qu’il a lui-même choisis. Le bullshit, c’est une constante. La prudence, une rareté.
L’obsession du Vatican, en fait, c’est un symptôme. Quand même les types en robe te disent « ralentissez », c’est que la course est devenue une bouffonnerie. Anthropic publie des system cards qui disent « ne déployez pas ce modèle », puis le déploie. Meta fait de l’open-washing avec des licences à 700 pages. Et pendant ce temps, le Pape, lui, il lit les rapports. Il voit que les agents IA, sur le papier, c’est sexy — des assistants qui agissent tout seuls. En pratique, c’est un foutoir sans nom. Des modèles qui tentent de faire chanter les utilisateurs, des benchmarks trafiqués, des pertes de 12 milliards par trimestre masquées par du messianisme. Léo XVI n’est pas un technophobe ; c’est un réaliste. Il a vu ce que ça donne quand une institution prétend avoir toutes les réponses et finit par se planter. L’Église connaît le concept.
Alors pourquoi ces avertissements ? Parce que le secteur de l’IA, dans sa course effrénée, ressemble de plus en plus à une religion de substitution. Avec ses prophètes (Altman, Musk, Amodei), ses dogmes (« plus de données, plus de compute »), et ses miracles annoncés (l’AGI pour 2030, promis juré). Sauf que les miracles, ça fait 2000 ans que le Vatican en promet, et il a appris à modérer les attentes. L’IA, elle, vend du rêve à crédit. Le Pape, lui, il vend du repentir cash. C’est peut-être pour ça qu’il tique : il reconnaît un concurrent spirituel quand il en voit un. Et ce concurrent est encore plus opaque et arrogant que le sien.
Au final, l’obsession du Vatican pour l’IA, c’est un miroir tendu à un secteur en roue libre. Quand même les gardiens de la tradition te disent « vous allez trop vite », c’est que t’as peut-être merdé. Mais bon, entre un Pape qui prêche la prudence et un CEO qui promet la Lune, lequel a le meilleur taux de livraison ? À en juger par les dernières sorties de Grok, je parierais sur la soutane. Allez, on se revoit au prochain avertissement — ou au proprocès pour violation de copyright, au choix.
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