Pendant que Jeff Bezos lève 10 milliards pour son labo secret, l'UE débloque 63 millions pour la santé et la sécurité en ligne, et une startup chinoise annonce des "millions" pour un modèle éducatif : le grand écart des investissements IA révèle surtout une bulle de récits.
La robotique autonome est en plein boum, avec des centaines de millions levés cette semaine pour des robots d'aéroport, des avions autonomes et des entrepôts intelligents.
OpenAI négocie un investissement de 1,5 milliard de dollars dans un joint-venture avec des fonds de private equity pour accélérer l'adoption de ChatGPT dans les grandes entreprises.
Amazon verse jusqu'à 25 milliards de dollars supplémentaires dans Anthropic, qui promet en retour de dépenser plus de 100 milliards sur AWS d'ici 2036, dans un accord qui sent furieusement l'arnaque circulaire.
Apple vient de nommer John Ternus PDG pour succéder à Tim Cook, et dans l'annonce officielle, pas une seule mention de l'IA — un silence assourdissant qui en dit long sur les galères cachées du géant.
Amazon injecte 5 milliards de plus dans Anthropic, qui en échange s'engage à claquer 100 milliards sur AWS pour alimenter sa course aux armements.
Jeff Bezos aligne 10 milliards de plus pour son labo d'IA industrielle, valorisé à 38 milliards, et les banques de Wall Street sont de la partie.
La startup Fermi, lancée par l'ancien secrétaire à l'énergie américain Rick Perry, voit son PDG et son directeur financier démissionner brutalement, tandis que ses actions s'effondrent et qu'Amazon retire un investissement de 150 millions de dollars.
Singapour séduit les talents de l'IA avec son visa ONE Pass, tout en prêchant un juste milieu réglementaire entre laisser-faire et excès de zèle.
Cerebras, la startup de puces IA, a déposé son dossier pour une introduction en Bourse, sur fond d'accords juteux avec AWS et OpenAI, mais derrière les gros titres, on se demande si le hardware peut tenir la route face aux géants.
Benioff sort Headless 360, une plateforme d'APIs pour agents IA, après avoir économisé 100 millions en automatisation support, et déclare que le navigateur web, c'est de la préhistoire.
Après des mois de guerre ouverte avec l'administration Trump, Anthropic tente de se racheter une conduite gouvernementale avec un nouveau modèle de cybersécurité, histoire de faire oublier qu'elle a été désignée comme un risque pour la chaîne d'approvisionnement par le Pentagone.
Zuckerberg va couper 8 000 postes en mai pour financer ses investissements IA, une purge qui pourrait toucher 20% des effectifs d'ici fin 2026.
Kevin Weil et Bill Peebles quittent le navire, signe qu'OpenAI abandonne ses projets grand public pour se concentrer sur l'entreprise, une volte-face qui en dit long sur ses priorités réelles.
Alors que Cursor parle d'une levée à 50 milliards et Recursive débarque à 4 milliards sans avoir un produit, le marché de l'IA montre à nouveau son talent pour créer des valorisations plus vite que des logiciels qui marchent.
Upscale AI discute une levée à 2 milliards de dollars sans avoir sorti un seul produit, pendant que le ministre de l'IA britannique avoue ne pas utiliser la technologie qu'il finance.
Le départ de Mike Krieger du board de Figma et les rumeurs d'un outil de design intégré à Opus 4.7 confirment la stratégie cannibale des géants de l'IA.
Pékin qualifie l'achat de la startup Manus par Meta de conspiration et retient ses fondateurs sur le territoire, transformant une opération financière en crise géopolitique.
Factory atteint 1,5 milliard de valorisation, Antioch lève 8,5 millions pour la simulation robotique, et Obriy AI empoche 500 000 dollars pour automatiser le secteur public : l'IA continue d'attirer les capitaux, mais est-ce que les livrables suivent ?
Pendant que les gourous annoncent l'apocalypse des emplois, les données de LinkedIn disent que l'IA n'a encore rien remplacé, et San Francisco a assez vu de bulles pour trouver celle-ci... étrange.